L’agriculture représente 20 % du PIB de l’Albanie, et, grâce à des réformes structurelles, sa part dans les exportations du pays est passée, avec l’agroalimentaire, de 4,5 % en 2010 à 6,8 % en 2015, selon un rapport de l’OMC.
L’Albanie a engagé des politiques sectorielles importantes dans le domaine agricole sur la période 2010-2015, moyennant une augmentation du soutien financier de l’État qui a atteint 2,4 millions € depuis 2012, selon un récent rapport de l’OMC sur la politique commerciale de ce pays. L’UE a fortement contribué à cet effort à travers l’Instrument d’aide de préadhésion pour le développement rural (IPARD), qui depuis 2012, a apporté une aide de 6,2 millions € pour soutenir les investissements aussi bien dans les exploitations agricoles que pour la transformation et la commercialisation des produits. Une aide importante pour un pays dont l’agriculture représente 20 % du PIB (contre, par exemple, 3,5 % en France).
Objectif UE
Le rapport explique que les réformes structurelles mises en place ont plusieurs objectifs. D’abord augmenter la productivité et la compétitivité de l’agriculture. Mais aussi améliorer les normes et garantir la sécurité sanitaire des produits alimentaires, spécialiser la production dans les secteurs de la culture des légumes et des fruits, de la viticulture et de l’élevage, améliorer les réseaux (approvisionnement en eau, irrigation, drainage et routes).
Ces politiques visent à développer un secteur agricole durable et compétitif, à promouvoir un développement économique équilibré dans les zones rurales dans le but d’améliorer le niveau de vie et de réduire la pauvreté, souligne l’OMC.
Autre objectif affiché à plus long terme : l’intégration du secteur agricole et agroalimentaire dans l’UE. Il s’agit de poursuivre le processus d’alignement de la législation et des politiques nationales sur l’acquis de l’UE, ainsi que de développer des institutions chargées de sa mise en œuvre.
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Bons résultats
Les inondations qui ont touché le pays en 2015 ont certes entraîné une chute de la production agricole, mais pas de quoi remettre en question les bons résultats de la période 2010-2015.
La situation économique du secteur agricole reste positive grâce à des mécanismes nationaux de soutien mis en place en 2014 visant à améliorer les techniques de culture, soutenir les capacités d’investissement et les chaînes de transformation.
Ainsi, sur la période 2010-2015, le ratio exportations/importations s’est amélioré, passant de 1 pour 8,8 en 2010 à 1 pour 4,1 en 2015.
La part de l’agroalimentaire et des boissons dans le total des exportations est passée de 4,5 % en 2010 à 6,8 % en 2015. Le rapport de l’OMC indique que la production de fruits y a largement contribué. Le reste de la production agricole étant principalement les fruits à coque, les olives et produits de la vigne, les légumes, le lait, les produits biologiques, la culture de plantes médicinales, ou encore l’élevage d’escargots.