L’accord trouvé entre les institutions européennes sur la révision de la directive énergies renouvelables qui relève l’objectif de l’UE à 42,5 % d’ici 2030 et à 29 % pour le secteur des transports, rassure globalement l’industrie européenne des biocarburants. Le plafond de 7 % imposé aux biocarburants issus de cultures alimentaires est, lui, maintenu. « Même avec les restrictions sur la quantité de biocarburants d’origine végétale […], la directive révisée laisse de la place à l’éthanol renouvelable », s’est félicité le lobby du secteur, ePure. L’European Biodiesel Board (EBB) salue aussi le compromis trouvé qui fixe un cadre stable jusqu’en 2030 et « représente un signal important pour le marché et favorisera des investissements supplémentaires dans le secteur ».
Autres motifs de satisfaction : le maintien du "double comptage" pour les déchets et résidus et la « réinsertion de l’option pour les agriculteurs d’utiliser les valeurs moyennes régionales pour les émissions des cultures ce qui allège la charge administrative tout en permettant à ceux qui souhaitent utiliser les valeurs réelles de le faire ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) saluent pour leur part l’accélération de l’élimination progressive de l’huile de palme dans les biocarburants à base de plantes. Insuffisant toutefois pour l’ONG Transport & environnement qui aurait souhaité l’élimination immédiate des biocarburants à base d’huile de palme et de soja. Au lieu de quoi la Commission évaluera la possibilité d’accélérer leur retrait dans le cadre d’une révision qui sera menée cette année de l’acte délégué sur les biocarburants à haut risque de déforestation.