Le 16 novembre, l’Ania, Coop de France et l’État ont formalisé leurs axes de travail pour les prochaines années. Réunis dans les locaux de Darégal à Milly-la-Forêt (Seine-et-Marne), les trois parties ont signé un contrat stratégique de la filière agroalimentaire. « Le gouvernement sera aux côtés des professionnels de l’agroalimentaire pour la mise en œuvre de cette feuille de route », selon le communiqué des ministères. Mais aucun engagement financier n’a été dévoilé. Les priorités identifiées sont au nombre de trois, et elles ont été élaborées afin de « repartir à la conquête des consommateurs, en France et à l’international », comme le soulignent les industriels et les coopérateurs. La première action consiste à « créer d’ici 2021 un catalogue numérique unique des produits alimentaires et de mettre en place dès 2022 des outils au service de la traçabilité et de la valorisation de la qualité des aliments ». Il s’agit du projet Num-Alim que l’Ania doit présenter dans les prochains jours. Deuxième action : faire de la France un leader mondial des nouvelles sources protéiques en améliorant la connaissance de la valeur nutritionnelle des protéines végétales et développant de nouvelles sources protéiques. Ce projet est soutenu activement par l’association Protéines France, présidée par Anne Wagner, directrice R & D de Tereos. Les ferments font aussi partie des priorités stratégiques retenues : « une plateforme de recherche et innovation » est ainsi prévue pour l’année prochaine. Enfin, une « expérimentation territoriale intersectorielle » regroupant l’agroalimentaire et la métallurgie va être mise en place en faveur de l’emploi, soutenue financièrement par le ministère du Travail. Objectif : « Renforcer la polyvalence et la polycompétence des salariés. »
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