Le président Donald Trump a signé le 20 décembre la nouvelle loi agricole qui avait été adoptée quelques jours plus tôt par le Congrès américain (1). Ce Farm bill, qui entre en vigueur pour cinq ans, s’écarte peu de celui en place depuis 2014, reposant principalement sur des programmes d’assurance et de filets de sécurité qui sont pour la plupart confortés voire renforcés.
Dans une analyse de ce nouveau Farm bill, le think tank bruxellois Farm Europe estime que « le concurrent numéro un des agriculteurs de l’UE bénéficie d’une augmentation significative du budget de l’État » avec : une augmentation de la plupart des taux de prêt pour les grandes cultures, une augmentation des ressources consacrées à la protection de l’environnement et aux programmes de promotion des exportations, et un renforcement de l’assurance revenu laitier en réduisant les primes des plus petits producteurs (moins de 240 vaches) et en augmentant le niveau de protection générale de ce programme. Et ce, au moment où, au contraire, l’UE s’oriente vers une réduction de 12 % du budget de la Pac, déplore Farm Europe.
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Le 20 décembre également, le département américain de l’agriculture (USDA) a proposé un règlement qui doit permettre d’atteindre partiellement l’objectif de limitation de l’accès aux bons alimentaires, limitation que les parlementaires républicains n’étaient pas parvenus à inscrire dans la nouvelle loi compte tenu de l’opposition des démocrates.
(1) Voir n° 3673 du 24/12/2018