Le président de la commission de l’Agriculture à la chambre des représentants, le républicain Glenn Thompson, a dévoilé le 22 mai un projet sur la future loi agricole des États-Unis (Farm bill) vivement critiqué par le camp démocrate qui est majoritaire au Sénat (chambre haute du Congrès). Principaux griefs : la remise en cause des programmes d’aide alimentaire et des mesures de conservation de l’environnement. Le secrétaire américain à l’Agriculture, Tom Vilsack, a, lui aussi, exprimé ses réticences quant au projet sur la table, estimant qu’il remet en cause le traditionnel équilibre transpartisan et pourrait conduire à « une impasse ». Il a clairement fait part de sa préférence pour les idées mises sur la table par la présidente de la commission de l’Agriculture du Sénat, la démocrate Debbie Stabenow. Pour celle-ci, le projet de loi de Glen Thompson « franchit clairement les lignes rouges » des démocrates. Et elle prévient que, compte tenu de la faible majorité républicaine à la Chambre, sans négociation préalable, le texte sera bloqué. Le texte discuté à la Chambre des représentants, de près de 1 000 pages, prévoit un budget 1 500 milliards de dollars sur dix ans devait commencer à être débattu le 23 mai en commission. Le Farm bill, la loi agricole des États-Unis, qui avait expiré fin septembre 2023 a été prolongée d’un an pour laisser le temps aux législateurs de se mettre d’accord sur une nouvelle réglementation de cinq ans.
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Le président de l’American Farm Bureau, un des principaux syndicats agricoles des États-Unis, Zippy Duval, soutient pourtant le projet républicain sur la table, saluant les avancées en matière d’investissement « indispensables dans le filet de sécurité agricole, notamment en rendant l’assurance-récolte plus abordable, ce qui aidera les agriculteurs à résister à l’inflation et aux coûts d’approvisionnement qui ont dépassé les programmes actuels ». Il appelle donc les élus à adopter rapidement ce nouveau Farm bill. Mais avec les élections présidentielles qui approchent, rien n’est moins sûr. Et la perspective d’une prolongation d’une année supplémentaire n’est pas exclue.