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Étiquetage d’origine : quinze États membres en faveur d’une proposition législative

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Avec le soutien d’une quinzaine d’États membres, le ministre de l’Agriculture allemand Cem Özdemir a appelé la future Commission européenne à réaliser « le plus rapidement possible » une proposition législative sur l’étiquetage du pays d’origine de denrées alimentaires. Portée par l’Allemagne et l’Autriche lors du Conseil des ministres de l’Agriculture à Bruxelles le 27 mai, cette demande vise à élargir l’étiquetage du pays d’origine à de nouveaux produits alimentaires. Ces informations « renforcent la transparence », « aident les consommateurs à prendre des décisions éclairées » et contribuent à « remettre les agriculteurs au cœur de la chaîne alimentaire », a soutenu Cem Özdemir. Pendant la réunion du Conseil Agriculture, différents pays se sont montrés plus réticents. L’Italie, la Pologne et l’Irlande ont demandé des analyses d’impact sur le sujet à la Commission européenne. La Tchéquie et le Luxembourg se sont opposés à la proposition, et le Danemark préférerait un étiquetage nutritionnel, climatique ou sur le bien-être animal.

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Pour l’instant, diverses règles européennes obligeant l’indication du pays d’origine sont déjà en place pour certains produits (viande bovine, porcine, ovine, caprine et de volaille, œufs, certains fruits et légumes frais, miel, huile d’olive, produits biologiques). La commissaire européenne Mairead McGuinness (Services financiers) – qui remplaçait Janusz Wojchiecowski en voyage diplomatique au Kazakhstan – s’est félicitée des dernières avancées sur le miel, et a indiqué que Bruxelles réfléchissait à étendre l’étiquetage d’origine à tous les fruits et légumes, les fruits à coque et les fruits secs. Pour le moment, Bruxelles continue de « compiler des faits et des données » quant aux répercussions sur « les prix, les consommateurs et sur le marché ». Mairead McGuinness a indiqué que ces demandes seraient transmises au futur exécutif européen, qui devra « décider ou non » d’y répondre.