Le groupe coopératif Euralis n'a pas fait de bénéfice au cours de son exercice 2024-2025, mais il a amélioré sa performance opérationnelle et réduit son endettement grâce à d'importants efforts.
Les dirigeants du groupe coopératif Euralis, basé dans les Pyrénées Atlantiques, ont présenté à la presse ce 9 février une « progression des résultats » en 2024-2025, vantant les efforts de gestion permettant d’engager la réduction de l’endettement et de réduire les pertes de moitié. L’Ebitda du groupe coopératif s’améliore de 4,1 %, à 101 M€, sur la base d’un chiffre d’affaires de 1,6 Md€, en légère hausse (+1,3 %). Des progressions enregistrées malgré des problèmes de mycotoxines et la baisse des cours des céréales. De même, la « consommation en berne » n’a pas empêché les ventes d’Euralis Gastronomie de bondir de 37 % (en volume) pendant les fêtes de 2024, grâce au retour de la pleine production de canards gras. Le groupe a amélioré son efficacité industrielle avec la fermeture du site de transformation à Sarlat (Dordogne), l’abattage pour le compte de tiers aux Herbiers (Vendée) et des efforts de productivité au site traiteur d’Yffiniac (Côtes-d’Armor). Euralis a par ailleurs recouru à une centrale d’achat en agrofournitures et a fait la chasse aux frais fixes et stocks.
Diversification des débouchés des semences
Dans le domaine semencier, les dirigeants ont rapporté une progression de cette activité entre 2023-2024 et 2024-2025. Mention spéciale pour le colza, qui voit ses ventes flamber de 22 % annuellement. Vient ensuite le maïs, qui grimpe de 5,7 %, et le tournesol (+5 %). Euralis explique cette progression par « une génétique performante » et le succès de sa stratégie, basée sur la diversification des débouchés. L’un d’entre eux s’avère particulièrement dynamique, à savoir le Kazakhstan. Les représentants du groupe coopératif rappellent que le pays adopte une politique de hausse de sa production de semences, notamment de tournesol, de maïs et de luzerne. Euralis évoque un autre marché porteur, en l’occurrence la Côte-d’Ivoire. En plus de diversifier ses clients et afin d’assurer la rentabilité de l’industrie, le groupe coopératif travaille sur la réduction de ses stocks de semences, afin de réduire ses coûts. Il évoque un repli pour une valeur de 30 M€ sur les deux dernières années, et espère la même chose pour l’exercice 2025-2026.
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Interrogée sur le rapprochement avec Maïsadour (actuellement étudié par l’Autorité de la concurrence), la coopérative a seulement rappelé que l’avenir des adhérents en dépendait, argumentant que l’une et l’autre de ces deux coopératives, bien que dominantes dans le Sud-Ouest, sont trop petites pour apporter des solutions efficaces aux défis climatiques et économiques. Ce sujet majeur devrait s’imposer à l’assemblée générale d’Euralis annoncée pour le 27 février.
SC, KC