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Exportations de vin : l’Arev appelle l’UE à aider les filières

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L’Association des régions européennes viticoles (Arev) appelle l’UE à trouver des solutions pour garder sa place de numéro un en valeur sur les marchés mondiaux du vin, où elle perd du terrain depuis près de vingt ans. Elle alerte, dans un communiqué publié le 5 décembre, la Commission et les eurodéputés à relever ce défi « sans tarder », par des mesures de soutien à l’investissement en viticulture et à la promotion des vins vers les pays tiers.

« L’UE perd des parts de marché », constate l’Arev. L’association des régions européennes viticoles décrit des évolutions « qui doivent interpeller l’ensemble des acteurs de la filière ». L’UE a perdu des parts de marché en volume : elles sont passées de 80 % en 2000 à 65 % en 2018. En valeur, elles sont passées de 78 % à 71 % pendant la même période. « C’est notamment le cas pour la France qui perd 11 % en volume et 21 % en valeur entre 2000 et 2018 ».

Pour l’Arev, « il convient donc de tout mettre en œuvre pour conforter et développer les performances des États membres européens viticoles ». Leurs exportations représentent 22,6 Mrd€ « et une vitale contribution pour l’emploi et la valeur ajoutée des régions européennes viticoles ». Le secteur est composé pour près de 90 % de PME répartis sur l’ensemble des régions viticoles. Le marché mondial du vin est en croissance (il a doublé en 15 ans) et très internationalisé (45 % des vins sont exportés), souligne l’Arev.

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Dans le cadre des évolutions actuellement débattues pour la future Pac, l’Arev demande à la Commission et au législateur « une attention et des mesures concrètes ». Il s’agit notamment de promouvoir les vins européens. De soutenir l’investissement afin d’accélérer la diffusion des nouvelles technologies numériques « gages de performance environnementale et économique ». Et de garantir la reconnaissance et la protection des IG et AOP dans tous les accords internationaux.

La France encore numéro un de l’export en valeur