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Finance verte : au Sial, les investisseurs en manque de standards

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Le directeur de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Crédit Agricole, Jean-Christophe Roubin, a souligné, à l’occasion de l’événement Agrofinance organisé par Réussir-Agra au Sial, le 18 octobre, la difficulté pour les banques de mesurer les progrès réalisés par les entreprises agroalimentaires qu’elles financent en matière de transition écologique. « Le problème d’une banque c’est le risque et la mesure », résume-t-il. Or, il pointe le manque de « critères objectifs ». « Ce n’est pas à nous de dire ce qui est bien ou ce qui n’est pas bien. On ne va pas imposer une trajectoire de progrès. » Il demande aux pouvoirs publics de définir des cadres réglementaires. Aujourd’hui, « chaque investisseur crée ses indicateurs », complète Christine Panier du Fonds européen d’investissement (FEI). Elle soulève, elle aussi, la nécessité de créer des « standards », rappelant qu’une définition de la durabilité est en construction au niveau européen. « Les premiers fonds avec des mesures sont apparus il y a environ un an, mais ça ne se fait pas encore systématiquement. » La réduction des émissions carbone est le critère le plus souvent mesuré. « C’est le plus abordable, le plus documenté », souligne Jean-Christophe Roubin. Il déplore, en revanche, l’absence de référentiel sur la biodiversité.

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