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Forêt : les eurodéputés rejettent le cadre de surveillance

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Les commissions de l’Agriculture et de l’Environnement du Parlement européen ont décidé (par 80 voix contre 46) de rejeter le nouveau cadre de surveillance des forêts de l’UE, lors d’un vote le 23 septembre. Ce texte, proposé par la Commission européenne comme édicté par la stratégie forestière de l’UE à l’horizon 2030, prévoit une harmonisation des données et indicateurs de suivi des forêts de l’UE. Les groupes politiques de droite et d’extrême droite qui dénoncent une réglementation excessive – comme pour le règlement sur la déforestation dont la mise en œuvre va une nouvelle fois être reportée – ont soutenu un amendement appelant au rejet du projet dans son intégralité. La position préparée conjointement par le social-démocrate français Éric Sargiacomo et la centriste suédoise Emma Wiesner n’a donc même pas été examinée. « Malgré nos efforts pour aboutir à des compromis équilibrés et respectueux de la subsidiarité, la droite et l’extrême droite ont préféré le blocage. Nos forêts brûlent, les sécheresses se multiplient, et certains préfèrent détourner le regard », dénonce Éric Sargiacomo. « Moins de régulation, c’est plus d’opacité », prévient-il.

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Au contraire, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) n’ont pu que se féliciter de ce vote : depuis plus de deux ans, les propriétaires forestiers européens mettent en garde contre « cette approche bureaucratique et descendante qui ignore les réalités du terrain et menace de les étouffer sous la bureaucratie ». Prochaine étape : un vote sur cette recommandation de rejet va être organisé lors de la plénière qui se tiendra du 20 au 23 octobre à Strasbourg. Les discussions entre les États membres sur ce dossier sont également au ralenti depuis des mois.