La production de miel a augmenté de 58,5 % en 2022 pour atteindre 31 387 tonnes, selon l’observatoire de FranceAgriMer publié le 28 juillet. Elle revient pratiquement au niveau record enregistré en 2020 (31 791 t), après une année 2021 catastrophique. Globalement, la production a augmenté « dans toutes les régions de France, sauf en Corse et en région Paca », les conditions météorologiques ayant été « nettement plus favorables » dans la moitié nord de la France qu’en 2021, rapporte l’observatoire. La production de miel bio représente 15,6 % des volumes, en hausse de deux points par rapport à 2020. Quant à la production de gelée royale, elle « reste globalement stable » et atteint 3 727kg.
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Dans un communiqué le même jour, l’association Ada France et l’interprofession apicole (Interapi) se sont réjoui que les données de FranceAgriMer confirment leurs propres estimations dévoilées en octobre. Mais les deux organisations s’inquiètent « des conséquences du dérèglement climatique sur les exploitations apicoles », notamment « pour les exploitations du sud de la France qui ont été fragilisées deux années consécutives ». Une préoccupation accrue notamment « par le manque de visibilité sur les impacts de la réforme du système assurantiel ».
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Pour rappel, dans le cadre de la réforme de l’assurance récolte entrée en vigueur le 1er janvier, l’apiculture fait partie du groupe de cultures « Autres productions » pour lequel il n’existe pas encore d’offre assurantielle suffisamment développée. Faute de pouvoir souscrire à une assurance récolte, les apiculteurs ne peuvent bénéficier du taux maximal de prise en charge par l’État en cas de pertes catastrophiques (90 %). Ils bénéficient pour l’instant d’un taux d’indemnisation publique de 45 %, dès 30 % de pertes.