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Fraude alimentaire : le mauvais étiquetage principale violation de la réglementation européenne

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Le mauvais étiquetage se révèle être la fraude alimentaire la plus fréquente (47 % des cas), selon le rapport annuel du Réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire (FFN) et du Système d’assistance administrative (AAC-FF), publié le 18 mai par la Commission européenne. Le nombre de demandes d’assistance administrative et de coopération exprimées par les États membres est de 292 en 2019 (contre 234 en 2018). Le rapport indique que le nombre total de violations pour 292 demandes était de 431. En tête des violations, se trouve le mauvais étiquetage, vient ensuite le « remplacement/dilution/ajout/enlèvement » soit une fraude souvent liée à la substitution d’un produit ou d’un ingrédient par un autre moins cher (20 %), les « procédés ou traitements interdits par la législation de l’UE (16 %) » et enfin les « documents absents ou falsifiés » (15 %).

En termes de catégorie, les « matières grasses et huiles » représentent les principales demandes (44), après les « poissons et produits du poisson » (42), suivent la « viande et produits de la viande autre que la volaille » (38), et enfin les « fruits et légumes » (28).

Renforcement de la lutte anti-fraude

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Au regard de cette tendance haussière de la fraude alimentaire, la Commission veut, à travers sa stratégie de la « ferme à la table » publiée le 20 mai (1), instaurer une politique de tolérance zéro. À cette fin, Bruxelles a exprimé son intention d’intensifier sa lutte contre la fraude alimentaire afin « de mettre les opérateurs sur un pied d’égalité et de renforcer les pouvoirs des autorités de contrôle et d’exécution ». Une collaboration plus étroite avec les États membres, Europol et d’autres organismes est prévue afin d’améliorer la coordination en matière de fraude alimentaire. Par ailleurs, la Commission proposera également des mesures dissuasives plus strictes, de meilleurs contrôles à l’importation et examinera la possibilité de renforcer pour 2021-2022, la coordination et les capacités d’enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF).

(1) Voir n° 3743 du 25/5/2020