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FuriFuri adapte un condiment japonais à partir d'algues bretonnes

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La gamme FuriFuri s'inspire de la gastronomie japonaise. Crédits : © Manon Boujou

La start-up niçoise FuiFuri mène sa 2e campagne de financement participatif au profit de nouveaux formats de son furikake à partir d’algues et de sésame et aux vertus nutritionnelles spécifiques, notamment en termes de réduction du sel.

Moins de sel, plus d’ingrédients locaux, y compris peu présents dans les assiettes des Français comme les algues, une pincée de Japon et pas mal de créativité… Telle est la recette concoctée par Natsuko Perromat du Marais et Julie Renaud, les deux associées à l’initiative de la start-up FuriFuri. A toutes deux, elles ont eu l’idée de convertir les consommateurs occidentaux à un condiments très présent au Japon, le furikake, un cousin de notre gomasio, avec le goût umami en plus. 

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« Au Japon, le furikake est très populaire, mais souvent il est confectionné avec des additifs nombreux et indésirables, d’où notre idée de créer un furikake clean label, avec des ingrédients les plus locaux possibles et enrichis d’épices, d’écorces d’agrumes ou bien de légumes séchés pour obtenir des recettes très originales et présentant un grand intérêt nutritif », détaille Natsuko Perromat du Marais, franco-japonaise ayant travaillé dans l’univers de la gastronomie, notamment auprès d’Alain Ducasse, tandis que Julie Renaud a débuté sa carrière dans le monde du luxe en Asie.

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L’aventure a commencé par une collaboration avec le chef japonais niçois d’adoption Keisuke Matsushima, avec qui les deux fondatrices ont travaillé pour mettre au point les recettes, 5 au total : original, piment, tomate, citron et curry. Il s’agit d’un furikake qui peut s’adapter à tous les plats du notre quotidien, sans aucun lien avec la gastronomie japonaise. 

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« Au-delà de l’intérêt gustatif, le but est aussi de proposer une alternative au sel, pour tous les consommateurs et en particulier pour les personnes devant suivre au régime pauvre en sodium. Car nos recettes contiennent environ 5% de sel », indique Natsuko Perromat du Marais. Quant aux autres ingrédients, il s’agit d’algues et de sel marin, deux ingrédients sourcés en France, tandis que les autres ingrédients sont d’origine européenne (tomate et citron) ou plus lointaines lorsque l’approvisionnement n’est pas possible en Europe. C’est notamment le cas du sésame. La fabrication est assurée par un industriel basé en France sur la base du cahier des charges de FuriFuri, qui s’occupe de l’approvisionnement en matières premières.

Ulule pour se lancer et créer une communauté

Après une période d’accompagnement par l’incubateur ToasterLab de Dijon (réseau Vitagora), FuriFuri a mené une première campagne de financement participatif sur Ulule sous forme de préventes en octobre 2022, lui permettant de mobiliser 40 K€. Le lancement commercial s’est fait en janvier 2023, notamment en assurant la présence des premières références dans des épiceries fines, dont la Grande épicerie de Paris. Aujourd’hui, FuriFuri assure être présent dans 150 points de vente physiques en France et en Belgique et avoir réalisé un chiffre d’affaires de 100 K€ au cours de son premier exercice bouclé en juin 2023.

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« Aujourd’hui, nous menons notre deuxième campagne de prévente sur Ulule, pour lancer un pot en métal, destiné à rester sur la table, des formats plus importants, 100 gr contre 45 gr, qui peuvent servir de recharge à notre boîte, et une nouvelle recette au gingembre », explique Natsuko Perromat du Marais. La campagne a permis de réaliser des préventes de l’ordre de 8000 euros et la cofondatrice espère atteindre rapidement les 16 000 euros d’ici le fin novembre. 

Dans les prochains mois, la société compte accélérer son déploiement commercial auprès de nouveaux canaux de distribution comme les pharmacies notamment et lancer de nouvelles recettes. Elle s’est autofinancée jusqu’à présent, cumulant fonds propres des cofondatrices, subvention de la bourse French Tech et prêts à 0% de BPIfrance et du Réseau Entreprendre. Une réflexion est menée en interne pour une éventuelle levée de fonds fin 2024 ou en 2025.