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Garde d’enfants : « l’essentiel est assuré », pour les abattoirs

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Pendant ce nouveau confinement, les salariés de l’agroalimentaire pourront faire garder leurs enfants par les assistantes maternelles, mais pas encore en crèche. Une mesure qui permet d'« assurer l’essentiel », d’après Culture Viande.

Les assistantes maternelles, qui gardent des enfants à leur domicile, peuvent finalement poursuivre leur activité pendant les trois prochaines semaines, ont indiqué à l’AFP des sources syndicales le 2 avril, au lendemain d’un cafouillage du gouvernement autour de cette profession. « Les assistantes maternelles pourront finalement travailler et les Maisons d’assistantes maternelles (Mam) rester ouvertes dans un maximum de dix enfants », a déclaré à l’AFP Véronique Delaitre (FO), après une réunion avec le secrétaire d’État à l’Enfance Adrien Taquet. Le syndicat de l’abattage-découpe Culture Viande était « intervenu » le même jour auprès du ministère de l’Agriculture, afin que les enfants des salariés « des activités essentielles à l’alimentation » puissent être gardés pendant le troisième confinement, avait-il expliqué par communiqué.

Pas encore prioritaires

Répondant à Agra Presse, le directeur délégué de Culture Viande, Paul Rouche, souligne la « satisfaction » des industriels du secteur. Sans possibilité de garder les enfants des salariés, « l’ensemble des secteurs agroalimentaires auraient été lourdement handicapés », rappelle-t-il. « Il sera toutefois fait appel à la responsabilité des parents employeurs pour le recours à l’assistante maternelle en cas d’extrême nécessité », a indiqué sur Franceinfo Nathalie Dioré, secrétaire confédérale de la CSAFAM (confédération des syndicats d’assistants maternels). Le gouvernement n’a toutefois pas défini précisément cette « extrême nécessité ».

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Par ailleurs, Culture Viande demandait que les salariés de l’alimentaire soient considérés comme « prioritaires » pour la garde des enfants, au même titre que les soignants par exemple. Ce classement permettrait aux salariés du secteur de placer leurs enfants en crèche pendant le confinement. « Nos secteurs ne sont pas classés prioritaires, mais notre demande est encore en examen », indique le directeur délégué de Culture Viande, Paul Rouche, à Agra Presse.

« Il est évident qu’une petite partie du personnel avec enfants en bas âge va être en difficulté, et nous nous attendons à quelques cas d’absentéisme. Mais l’essentiel reste assuré avec les assistantes maternelles. » Lors du premier confinement au printemps 2020, des taux moyens d’absentéisme de 10 à 15 % avaient été observés dans l’agroalimentaire. « Près d’une entreprise sur deux » était toutefois concernée, et 30 % des entreprises avaient connu des « problèmes de main-d’œuvre », selon l’Ania (industriels de l’agroalimentaire).

10 à 15 % d’absentéisme en agroalimentaire lors du premier confinement