La Commission européenne a adopté le 6 mai un acte délégué définissant une méthodologie commune à l’UE pour mesurer le volume des déchets alimentaires. La nouvelle méthodologie doit aider les États membres à quantifier le gaspillage alimentaire à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement (production agricole, transformation, distribution, restauration et dans les ménages) et ainsi assurer une surveillance harmonisée des niveaux de gaspillage alimentaire dans l’ensemble de l’UE. On estime qu’environ 20 % des denrées alimentaires produites dans l’UE sont perdues ou gaspillées. Dans le cadre de la révision de la législation de l’UE sur les déchets, adoptée en mai 2018, les États membres ont l’obligation de mettre en œuvre des programmes nationaux de prévention du gaspillage alimentaire, de réduire le gaspillage alimentaire à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement et de surveiller les niveaux de gaspillage.
Les États membres vont devoir, sur la base de cette méthodologie, mettre en place un cadre de surveillance, avec 2020 comme première année de référence, afin de pouvoir fournir les premières données sur les niveaux de déchets alimentaires d’ici la mi-2022. L’acte délégué doit encore être validé dans les deux prochains mois par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.
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S’exprimant à l’occasion de la 6e Plate-forme de l’UE sur les pertes et les déchets alimentaires qui s’est tenue à Bruxelles le 6 mai, le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen a rappelé que des lignes directrices pour faciliter le don d’aliments et l’utilisation d’aliments qui ne sont plus destinés à la consommation humaine dans l’alimentation animale ont déjà été adoptées (1). Et Bruxelles est en train d’étudier les moyens d’améliorer le dispositif d’étiquetage des dates de péremption et de consommation des aliments. 10 % des 88 millions de tonnes de déchets alimentaires produits chaque année dans l’UE seraient liés à l’étiquetage d’une date sur les produits.
(1) Voir n° 3668 du 19/11/2018