À l’issue de sa troisième et dernière session qui s’est tenue du 10 au 12 février, le panel de citoyens européens a présenté comme prévu ses vingt-trois recommandations finales qui viennent alimenter le travail de réflexion de la Commission européenne visant à réviser, dans le cadre de la stratégie De la ferme à la table, la directive sur les déchets. Ces propositions complètent l’analyse d’impact et la consultation publique ouverte menées par Bruxelles en vue de fixer de nouveaux objectifs juridiquement contraignants pour réduire le gaspillage alimentaire. Dans un rapport de huit pages, le panel de citoyens recommande entre autres d’élaborer un cadre juridique pour harmoniser la législation des États membres sur les pratiques de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en matière de redistribution des denrées alimentaires excédentaires et sur le point d’expirer, en tenant compte des règles de sécurité et des données prévisionnelles.
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D’autre part, il invite les Vingt-sept à partager leurs données et leurs meilleures pratiques sur les actions visant à cibler toutes les étapes de la chaîne du gaspillage alimentaire, des producteurs aux consommateurs. Ces informations seront ensuite gérées et analysées par un comité spécial de chercheurs de l’UE qui s’emploiera à diffuser les bonnes pratiques et à les rendre facilement accessibles. Le panel de citoyens propose également de promouvoir un système alimentaire durable qui profite à la fois aux agriculteurs et aux consommateurs. À cette fin, les autorités locales pourraient mettre en place des allégements fiscaux et subventions pour les petits agriculteurs ou encore leur trouver de nouveaux marchés où ces derniers seraient protégés des relations de pouvoir injustes avec les détaillants. D’autres initiatives ont été soumises, telles que la promotion d’applications numériques sur les déchets alimentaires dans les villes ou encore l’aide à des associations qui soutiennent les agriculteurs locaux sur la question du gaspillage alimentaire, comme les banques alimentaires.