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Gel : les Vignerons indépendants demandent une adaptation des PGE

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La confédération des Vignerons indépendants demande une adaptation spécifique de remboursement des PGE (Prêts garantis par l’État), pour tenir compte à la fois de leurs difficultés à commercialiser leur vin depuis deux ans, et du gel exceptionnel d’avril dernier. « Nous portons depuis dix jours une demande d’adaptation à nos spécificités du plan annoncé par Bruno Le Maire début janvier pour les très petites entreprises (TPE) », a indiqué Jean-Marie Fabre, président de la confédération, le 19 janvier, à Agra.

Le 5 janvier, Bercy annonçait en effet que les TPE ayant contracté un PGE et qui se trouvent aujourd’hui en grande difficulté « pourront bénéficier d’un étalement du remboursement jusqu’à dix ans (au lieu de six ans) et d’un report de six mois du début du remboursement à fin 2022 ». L’adaptation demandée par les Vignerons indépendants porte sur deux points : d’une part il faut que la Médiation du crédit (qui est un service gratuit de la Banque de France pour les entreprises), valide « automatiquement » les dossiers présentant le double critère : celui d’un PGE consommé et celui d’une perte de récolte d’au moins 20 % due au gel. D’autre part, que des prêts bonifiés soient mis en place pour cette catégorie de vignerons, frappés à la fois par la chute de commercialisation de leurs produits et par la chute de leur production en raison du gel.

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« À Bercy, au ministère de l’Agriculture et à l’Élysée, nous avons expliqué que nos entreprises ont de grandes difficultés à rembourser leur PGE, qui sert principalement à payer nos salariés », a précisé Jean-Marie Fabre. Les Vignerons indépendants, privés pendant un an et demi de 42 % de leurs débouchés, souffrent maintenant d’un déficit de production dû au gel, résume le président des Vignerons indépendants.

« Nous avons été privés pendant un an et demi de 42 % de nos débouchés »