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Gels d’avril : d’après les premiers retours, « rien à voir » avec 2017

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Deux nuits de gel, le 11 et 12 avril, ont touché "globalement 5 %" du vignoble bordelais, ce qui n’aura "pas d’impact sur la récolte", et l’épisode "n’a rien à voir" avec le gel tardif de 2017 qui avait entraîné "une perte de 40 %", a annoncé le 17 avril l’interprofession. "D’après les premiers retours que nous avons eus, pour certaines parcelles très localisées et très exposées au vent d’est, très froid, l’impact pourrait être de 50 %", a toutefois précisé Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). Par ailleurs, contrairement à la grêle qui frappe généralement sur des couloirs de vigne très localisés, le gel a touché "tout le vignoble (Graves, Médoc, Entre-deux-Mers, Libournais, Nord-Gironde), toutes les zones du département de la Gironde sont impactées, surtout dans les parties basses", selon le CIVB.

En arboriculture, les dégâts sont encore difficiles à évaluer. Si leur ampleur est « difficile à évaluer, car évolutive », l’épisode est original sur deux points, indique-t-on à la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF).

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D’abord, les dégâts seraient très hétérogènes au sein même d’une région : « Les dégâts peuvent être très différents entre des vergers voisins, séparés de quelques kilomètres », explique la directrice de la FNPF (Stéphanie Prat). Ensuite, l’épisode « était annoncé, ce qui a permis aux arboriculteurs d’être sur le qui-vive, et pour ceux qui en avaient les moyens, de mettre en place des mesures de protection ».