Ce 15 janvier a commencé le remplissage d’un ouvrage hydraulique en Seine-et-Marne, qui vise à protéger des inondations les villes aux abords de la Seine, et en premier lieu Paris. Après deux ans et demi de travaux mais plus d’une dizaine d’années de réflexion, « la mission est accomplie » et le « casier » de la Seine Bassée, « qui était impossible à réaliser, est là aujourd’hui », s’est félicité lors d’une visite Patrick Ollier, président de Seine Grands Lacs, le gestionnaire de cet ouvrage hydraulique, et de la Métropole du Grand Paris. L’ouvrage, qui a coûté 114 millions d’euros, est en fait une gigantesque zone de 360 hectares entourée d’une digue de 7,6 kilomètres. En cas de crue, des pompes sont mises en marche pour injecter dans cette zone 10 millions de mètres cubes d’eau, soit l’équivalent de 4 000 piscines olympiques d’une profondeur de 2 mètres. Cette opération doit permettre de baisser le niveau de la Seine en aval « jusqu’à 15 centimètres », selon un communiqué de presse. Aujourd’hui, l’accent est ainsi mis sur les « zones d’expansion de crues », c’est-à-dire des terrains privés dont les propriétaires, bien souvent des agriculteurs, acceptent qu’ils soient utilisés pour recevoir un surplus d’eau en cas de crue, moyennant une certaine somme d’argent.
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