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Gestion des risques : la prévention au cœur des préoccupations des Vingt-sept

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Le commissaire à l'Agriculture Christophe Hansen et la ministre chypriote de l'Agriculture Maria Panayiotou lors de la réunion informelle du Conseil Agriculture le 4 mai à Nicosie (Chypre) Crédits : © European Union

À Nicosie, les ministres de l’Agriculture ont fait le point sur la gestion des risques avec comme mot d’ordre, l’amélioration de la préparation et de la prévention. Bien que la Pac joue un rôle majeur dans le domaine, les ministres ont noté qu’une approche plus globale était également nécessaire.

Réunis de manière informelle à Nicosie (Chypre) le 4 mai, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont abordé la gestion des risques agricoles, sujet de leur séance plénière. À ce titre, le changement climatique, les maladies animales et végétales, la volatilité des marchés ou encore les évolutions géopolitiques ont été identifiés comment étant les principales sources de pressions sur les revenus agricoles, les communautés rurales et la stabilité des chaînes d’approvisionnement alimentaire.

D’une manière générale, le Conseil Agriculture a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la préparation et de la prévention des crises via des outils ciblés, flexibles et cohérents. « Si nous voulons une agriculture véritablement résiliente, compétitive et durable, l’investissement dans la prévention n’est pas une option, c’est une nécessité », a souligné la Chypriote Maria Panayiotou qui présidait la réunion. Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a aussi appelé à améliorer le recours aux outils de gestion des risques dont la mise en place et l’utilisation sont encore trop limitées dans la Pac actuelle.

La Pac mais pas seulement

« Nous devons aussi adopter une réponse stratégique intégrée, au niveau de l’UE comme des États membres », a-t-il ajouté en conférence de presse. Selon lui, les mesures de crise, comme la réserve agricole, doivent compléter et non simplement remplacer les stratégies de gestion des risques, car les ressources financières sont limitées. Il a, en outre, précisé que dans la prochaine Pac, chaque État membre devrait élaborer une stratégie spécifique en la matière. « L’existence des risques doit être prise en compte dans les décisions agricoles et être anticipée », a-t-il conclu. De son côté, l’Espagnol Luis Planas plaide en faveur d’une distinction claire dans le cadre de la Pac post-2027 entre les crises de marché et les crises climatiques, à travers un fonds spécifique.

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La discussion a également mis en lumière la nécessité d’avoir une approche plus horizontale allant au-delà de la Pac. En marge de la réunion, le ministre espagnol a souligné la nécessité de prévoir la création d’un mécanisme européen de réassurance pour faire face aux pics de crise. L’amélioration des systèmes d’alerte précoce et la possibilité de faire un meilleur usage des données et de l’innovation ont également été des sujets évoqués.

En parallèle, la Commission européenne travaille avec la Banque européenne d’investissement (BEI) pour identifier certaines options de financement. Bruxelles entend également présenter prochainement un cadre européen intégré pour la résilience climatique.