La société Giraudet va s’engager dans un programme d’investissement sur trois ans afin de doubler sa capacité de production à plus de 2 000 tonnes. 700 000 euros seront investis dès cette année sur son site situé à Bourg-en-Bresse. Par ailleurs, la société devrait construire un nouveau bâtiment pour étendre sa surface de production à la faveur d’un investissement de 2 M EUR. Objectif : répondre à la future demande des nouvelles gammes de soupes en GMS et de plats cuisinés frais à base de quenelles lancées entre février et mars 2008.
Rachetée par Teisseire en 1987 avant d’être reprise en 2003 par Marie-Laure Reynaud et son mari, la société Giraudet joue son rôle de troisième intervenant du marché des quenelles, avec 10% de part en volume derrière GBS (29%) et Lustucru (28%) à coup d’innovation. Ainsi, la société va lancer, dès mars 2008, une gamme de deux références de plats cuisinés frais à base de quenelles accompagnées de leur sauce en barquette micro-ondable de 300 grammes. « Nous avons beaucoup travaillé sur la praticité. Nous voulions montrer que la quenelle peut être aussi un repas pratique », explique Diane Bertolini, arrivée en octobre 2007 en tant que directrice marketing de Giraudet après être passée chez Bongrain. Le marché de la quenelle, qui a connu un début de restructuration l’année dernière, avec les acquisitions de GBS par Monique Piffaut, Rochat et Pellerin par Saint Jean, a « besoin d’innovation pour progresser », selon elle.
Lancement de soupes en GMS
En outre, l’entreprise bressane, implantée à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, lance une gamme de soupes de sept références en bouteille de verre de 50 centilitres. Elles sont référencées depuis cet automne dans les enseignes Carrefour et Auchan de la région Rhône-Alpes. Ce n’est pas une grande nouveauté pour Giraudet puisque l’entreprise commercialise déjà quelque 80 références de soupes à travers son réseau de boutiques et de bars à soupes ainsi qu’en CHR. « Un premier lancement avait été fait chez Monoprix il y a dix ans avec une gamme de soupes fraîches en bol plastique operculé. Cela n’a pas fonctionné, la gamme était trop en avance par rapport au marché. Cette fois-ci, le lancement est prometteur. Au rayon frais, les soupes enregistrent des progressions à deux chiffres. Il y a une forte croissance, à l’instar du rayon des jus de fruits frais qui n’existait pas il y a dix ans », précise Diane Bertolini. Giraudet a adopté un positionnement premium en jouant sur la simplicité des étiquettes des emballages où les ingrédients sont particulièrement mis en avant.
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D’autres projets sur les boutiques
Pour pouvoir répondre à son futur développement, l’entreprise va investir, dès cette année, 700 000 euros afin d’installer une nouvelle ligne de fabrication et un nouveau bac de pochage pour sa production de quenelles et une nouvelle ligne d’embouteillage de sauces et de soupes, sur son site de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain. 500 000 euros sont également prévus sur les trois années à venir pour moderniser le site et installer des nouveaux équipements. Au global, la société souhaite doubler sa capacité de production à plus de 2 000 tonnes d’ici 2011, dont 600 tonnes en soupes, 1 300 en quenelles. Nécessitant un investissement de 2 millions d’euros, la construction d’un nouveau bâtiment est également à l’étude et pourrait débuter cette année.
Enfin, l’entreprise envisage de développer son réseau de boutiques et bars à soupes où elle réalise un chiffre d’affaires entre 1,2 et 1,5 million d’euros. Avec des ventes de 8,5 millions d’euros en 2007, Giraudet prévoit 9 M EUR cette année.