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Gouvernement/Nominations Guillaume Carot, ministre délégué à l’agroalimentaire

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Le Premier ministre a dévoilé le 21 juin son deuxième gouvernement, à l’issue des élections législatives. Tous les ministres, dont celui de l’Agriculture, qui se présentaient devant les électeurs l’ayant emporté, ils ont été reconduits dans la nouvelle équipe, avec parfois de nouvelles affectations ou des prérogatives élargies. Parmi les faits notables, on note la création d’un ministère délégué aux industries agroalimentaires et la place plus importante reconnue au commerce extérieur ou à la consommation. Les premières réactions des professionnels de l’agroalimentaire sont largement favorables.

Jean Marc Ayrault a fait un nouveau pas dans la reconnaissance du secteur agroalimentaire dans la constitution de son deuxième gouvernement en nommant un ministre délégué, rattaché au ministre de l’Agriculture de l’agroalimentaire et (depuis le 21 juin) de la forêt, Stephane Le Foll, reconduit dans ses fonctions. Celui-ci sera assisté de Guillaume Garot. Fils de l’ancien député européen Georges Garot, cousin de l’ex-ministre centriste Pierre Méhaignerie, le nouveau ministre qui a adhéré au PS à l’âge de 19 ans est diplômé de Sciences Po-Paris (1991). Il s’est imposé en 2007 dans le fief de l’ex-ministre UMP François d’Aubert, devenant ainsi le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire. Il a ensuite ravi à la droite, un an plus tard, la mairie de Laval. Au Parti socialiste, il occupait les fonctions de secrétaire national au commerce et à l’artisanat. C’est la première fois depuis Michel Debatisse, en novembre 1979, alors rattaché au Premier ministre Raymond Barre, qu’un secrétariat d’Etat ou un ministère rattaché est dédié à l’agroalimentaire.

D’autres ministères très concernés
Parmi les ministres qui auront très directement à connaître des dossiers agroalimentaires, il y aura, bien évidemment Arnaud Montebourg, reconduit comme ministre du Redressement productif, déjà saisi des dossiers Fralib ou Doux. Le Commerce extérieur, qui repose beaucoup sur l’agroalimentaire, oublié dans le premier gouvernement car englobé dans le vaste ministère de l’économie et des finances attribué à Pierre Moscovici, est désormais attribué à un ministre à part entière et numéro 8 dans l’ordre protocolaire, Nicole Bricq. Il faut remonter au gouvernement Rocard de 1988 pour retrouver un ministre du Commerce extérieur de plein exercice, avec Jean-Marie Rausch. Elle laisse son portefeuille de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie à Delphine Batho qui aura à connaître bon nombre de dossiers agricoles et agroindustriels. Elle sera assistée d’un ministre délégué, Frédéric Cuvillier, reconduit à ce poste et notamment chargé de la Mer et de la Pêche, autrefois et traditionnellement dépendant du ministère de l’Agriculture. Michel Sapin est nommé ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Sylvia Pinel est confirmée en charge de l’Artisanat, du commerce et tourisme, mais dans un ministère à part entière et non plus délégué auprès d’Arnaud Montebourg. Benoît Hamon, ministre délégué auprès de Pierre Moscovici, complète ses attributions avec la consommation, absente du premier gouvernement.

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