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Bière/Concurrence Heineken France contraint de céder trois dépôts

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Sur avis du Conseil de la concurrence, le ministre de l’Economie remet en cause trois acquisitions d’entrepôts par Heineken France.

La société Heineken France, filiale du groupe brassicole néerlandais, a regretté la décision du ministre de l’Economie Thierry Breton l’obligeant à céder trois dépôts en France.

Par un arrêté qui s’appuie sur l’avis du Conseil de la concurrence rendu le 18 mai 2004, le ministre enjoint à Heineken France de céder trois entrepôts : France Boissons Nayrolles à Drancy (Seine-Saint-Denis), Foucarmont à Dieppe (Seine-Maritime), Brasserie de la Rance à Dinan (Côtes-d’Armor), révèle la société.

Les autorités françaises ont estimé, selon le communiqué de Heineken, que les trois acquisitions d’entrepôts, intervenues entre 1997 et 2001, sur les marchés locaux de Paris, Dieppe et Dinan, devaient être remises en cause car elles n’apportaient pas au progrès économique une contribution suffisante pour compenser les risques d’atteinte à la concurrence qu’elles comportaient.

Heineken France, qui représente 33 % du marché français, en seconde place derrière Kronenbourg (groupe britannique Scottish Newcastle), « regrette cette décision qui perturbe sa situation sur un marché déjà fragile et rappelle qu’elle dispose d’un délai de deux mois à compter de la notification pour exercer un éventuel recours contre la décision ministérielle ».

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Pour le cas où elle ne ferait pas appel de la décision de M. Breton, Heineken France « veillera à rechercher les repreneurs les plus à même de pérenniser les activités cédées pour ainsi protéger l’emploi des salariés concernés ».

La société annonce qu’elle « s’engage par ailleurs, dans trois autres de ses entrepôts, à réserver une partie des volumes de bières en fûts distribués à des brasseurs ne faisant pas partie du groupe Heineken ».

Le marché français de la bière a accéléré sa baisse depuis le début de l’année, avec une diminution des volumes vendus de 8 %, qui s’ajoutent à la baisse de 6% déjà constatée en 2004, avait indiqué le 3 mai dernier le p.-d.g. de Heineken France, Didier Debrosse, lors d’une conférence de presse.

A cette occasion, il avait annoncé la suppression de 204 emplois, d’ici fin 2007, sur 5 900 en France.