Selon l’analyse fournie par le VGB (Association des grossistes en produits floricoles), les exportations néerlandaises de fleurs et de plantes ont enregistré une baisse de 2,4 % sur le premier semestre 2026, une tendance qui se serait accentuée en juillet et août. Les marchés traditionnels néerlandais sont sous pression. L’Allemagne, qui constitue l’un des plus grands pays clients des Pays-Bas, enregistre un recul de 3,2 % en valeur au premier semestre ; vers ce marché, les exportations de fleurs coupées ont particulièrement souffert ; celles des plantes ont mieux résisté. Le Royaume-Uni (-1,7 %) et la France (-1,0 %) ont également enregistré une légère baisse. Cependant, plusieurs pays d’Europe centrale et orientale ont fait exception : la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont de nouveau enregistré une hausse de leurs importations. Le recul de la demande en Europe est plus marqué dans le segment des fleuristes que dans celui des grandes surfaces.
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Le commerce international de la filière horticole subit les conséquences des tensions géopolitiques. En particulier, les troubles au Moyen-Orient pénalisent les exportations de fleurs coupées en provenance de pays, tels que le Kenya et l’Éthiopie. « Les entreprises doivent actuellement composer avec des tensions géopolitiques, une incertitude économique et une consommation prudente. Malgré ces circonstances, la demande de fleurs et de plantes demeure », note Matthijs Mesken, directeur de l’association. Pour l’ensemble de l’année 2026, VGB anticipe des exportations légèrement inférieures à celles de l’année précédente. « Une contraction modérée semble être le scénario le plus réaliste à l’heure actuelle », conclut Matthijs Mesken.