Le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé le 20 mai, devant le Parlement de son pays, un renforcement des contrôles de l’État sur les exportations de matières premières (dont l’huile de palme) en raison des difficultés économiques engendrées par le conflit au Moyen-Orient. Dans le détail, les ventes de toutes les ressources naturelles, comme l’huile de palme, devront, après une période de transition de trois mois, être effectuées par des entreprises d’État désignées par le gouvernement. Pour le président indonésien, la mise en place de cette réglementation devrait permettre d’optimiser les recettes fiscales de l’État mais également de « renforcer la supervision et le suivi et d’éradiquer les pratiques de sous-facturation […] ainsi que la fuite des capitaux issus des recettes d’exportation ». L’Indonésie figure parmi les premiers exportateurs mondiaux d’huile de palme mais Prabowo Subianto affirme que l’État est privé de recettes en raison notamment de la corruption. Une nouvelle réglementation qui « a le potentiel de modifier fondamentalement la structure du commerce national de l’huile de palme et d’ouvrir la voie aux monopoles commerciaux », a déploré l’Association des organisations de producteurs d’huile de palme d’Indonésie (POPSI).
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