La hausse des cours du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient et la menace du phénomène climatique El Niño font flamber les cours mondiaux des huiles végétales et des oléagineux dont elles sont issues, du soja à l’huile de palme. Plus qu’une poussée de fièvre, c’est une tendance de fond qui s’installe depuis début 2026 : une hausse quasi continue du prix des huiles, de la Bourse de Kuala Lumpur où l’huile de palme caracole à plus de 1 000 dollars la tonne soit une hausse de plus de 25 % en cinq mois, à la Bourse de Chicago où l’huile de soja a vu son prix bondir de 15 % sur la même période. Les cours du blé, qui avaient flambé entre la crise du Covid et l’invasion russe de l’Ukraine, sont retombés à des niveaux inférieurs à 2020. À l’inverse, du côté des huiles, les prix sont en moyenne 50 % plus élevés aujourd’hui que début 2020, relève Sébastien Poncelet, analyste des marchés agricoles chez Argus Media. « Avec la guerre en Iran et la hausse significative des cours du pétrole, on a vu se réactiver l’intérêt pour les agrocarburants et les énergies renouvelables. Tous ceux qui faisaient déjà du biodiesel augmentent leurs capacités, et ceux qui n’en faisaient pas veulent s’y mettre », explique Antoine de Gasquet, président de la société de courtage en huiles Baillon-Intercor.
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