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Importations ukrainiennes : l’inquiétude monte aussi chez les eurodéputés

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Alors que la Commission européenne doit présenter d’ici fin janvier une proposition de révision des dispositions de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine, l’inquiétude monte chez les eurodéputés. Dans une lettre du 16 janvier adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, vingt-six parlementaires européens (principalement issus du groupe PPE), sous la houlette du centriste belge Benoît Cassart et de la Française Céline Imart (droite), estiment que « le secteur agroalimentaire ne peut supporter seul le fardeau du soutien économique à l’Ukraine ». Ils appellent donc Bruxelles à « adopter une approche équilibrée et durable qui réponde aux besoins [du] secteur agricole tout en continuant à soutenir efficacement l’Ukraine ». La publication de ce courrier intervient quelques jours après que plusieurs organisations agricoles sectorielles européennes ont appelé au maintien « de sauvegardes suffisantes » vis-à-vis des importations ukrainiennes.

Lire aussi : Importations ukrainiennes : les organisations agricoles font pression sur Bruxelles

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Dans le détail, ces eurodéputés mettent en avant le caractère inadéquat des mesures commerciales autonomes pour l’Ukraine, notamment le mécanisme de « frein d’urgence » automatique. Les signataires soulignent les seuils de déclenchement trop hauts pour le sucre, la volaille et le maïs et regrettent l’absence de protection pour le blé et l’orge. D’une manière générale, ils considèrent que les mesures pour l’Ukraine ont « déstabilisé les prix et compromis les débouchés commerciaux pour de nombreux agriculteurs ». Les eurodéputés craignent aussi des perturbations supplémentaires pour les marchés agricoles « en allant trop loin dans la libéralisation du commerce avec l’Ukraine ». Dans son communiqué, Benoît Cassart affirme que « la capacité de produire notre alimentation est un pilier essentiel de l’autonomie stratégique de l’UE ». La balle est dans le camp de la Commission européenne.