Maîtrisé dans la nuit du 16 au 17 avril, l’incendie qui s’est étalé sur 930 hectares dans les Pyrénées orientales a touché des surfaces de vignes dans les coteaux de l’AOP Banuyls et de l’IGP Collioure, confirment plusieurs sources à Agra Presse, sans avoir encore d’estimation précise concernant la surface concernée. « En se propageant, le feu peut entraîner des dessèchements et défoliations, mais les dégâts les plus importants viennent des produits pulvérisés par les Canadair », observe Jérôme Thiery, responsable viticulture de la chambre départementale d’agriculture. Le service d’incendies du département (Sdis66) confirme que le feu est « inhabituel », non par sa taille mais par la saison. « Il n’a pas plu ici depuis plusieurs mois, la garrigue est devenue un combustible facile. » À l’inverse, même si le feu peut les « sauter », « les vignes sont un bon pare-feu », rappelle-t-on. Alors que le département a perdu plus de 20 000 ha de vignes depuis les années 1990, cette déprise pourrait donc, selon Jérôme Thiery, avoir facilité l’incendie. « Nous avons les rendements les plus faibles de France, et les sécheresses s’enchaînent. Parallèlement, les coûts de production augmentent face à la réglementation et le marché ne suit pas : le taux de reprise des exploitations est très faible. » Principales solutions selon lui pour conserver les vignes existantes : « Améliorer la valorisation des produits, faciliter l’accès à l’eau, et trouver des solutions de baisse de coûts. »
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