Depuis le début des années 1980, les conditions météorologiques propices aux incendies extrêmes – chaleur, sécheresse et vent – se sont fortement intensifiées dans certaines parties de l’Europe du Sud, dont la France, rapporte une étude publiée le 30 juillet dans la revue Scientific Reports. « Dans de vastes zones de la péninsule ibérique, de la France, de l’Italie et de la Grèce, le nombre de journées estivales présentant des conditions extrêmement propices aux incendies a plus que doublé entre 1981 et 2025 », et a même « presque triplé dans certaines zones de l’Europe du Sud », indiquent les chercheurs à l’AFP. L’équipe internationale de scientifiques, qui a analysé les données sur le climat et les incendies en Espagne, en France, en Grèce, en Italie et au Portugal, montre que le nombre de journées propices aux incendies est passé de moins de dix chaque été entre 1981 et 2010 à environ 25 jours dans certaines zones au cours de la dernière décennie.
Selon le groupe de scientifiques du World Weather Attribution (WWA), les incendies qui ont touché la France et l’Espagne cet été sont intervenus après une canicule historique en juin, causée « sans équivoque » par le changement climatique d’origine humaine. Les auteurs mettent en évidence un paradoxe : si la surface brûlée est plus faible dans tous les pays d’Europe du Sud – sauf au Portugal – et le nombre d’incendies a décliné depuis les années 1980, grâce aux progrès des moyens de prévention et de lutte, les feux sont désormais plus féroces et difficiles à contenir, à l’image des incendies qui ont touché le sud-ouest de la France, plus gros incendie de forêt à frapper le pays depuis 1949. L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, selon l’observatoire climatique Copernicus.
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JJ (avec AFP)