Abonné

Influenza aviaire : deux élevages atteints, la France reperd son statut « indemne »

- - 2 min

Deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été détectés consécutivement, le 27 décembre dans l’Eure, et le 28 décembre dans le Calvados, annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. L’élevage normand a été « en lien épidémiologique » avec celui de l’Eure, a affirmé le directeur du GDS (groupement de défense sanitaire) du Calvados, Étienne Gavart. Il rapportait le 31 décembre que cet éleveur s’était approvisionné en volailles auprès de l’élevage de l’Eure et qu’il avait appris la contamination de celui-ci au moment où il constatait des cas cliniques dans son propre élevage. Cet élevage, situé près de Honfleur, comprenait environ 500 poules, pintades et chapons élevés en bâtiment, qui ont été abattus ce 31 décembre.

En conséquence de ces détections, « la France perd son statut d’indemne d’IAHP qu’elle venait de recouvrer », confirme le ministère. Des espoirs de meilleures perspectives à l’export (d’œufs à couver, de poussins, de viandes crues, foie gras et autres produits carnés de volaille) étaient nés à la mi-décembre du fait que l’influenza aviaire ne s’était plus manifestée en France depuis plus d’un mois. La surveillance avait été levée à l’endroit des deux derniers sites infectés, dans les Landes et l’Allier, après leur dépeuplement et désinfection.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Lire aussi Influenza : statut « indemne » retrouvé, espoirs à l’export

Le niveau de risque « élevé » reste en vigueur sur l’Hexagone, du fait de la circulation du virus parmi les oiseaux sauvages. Le ministère rappelle les « piliers complémentaires de la prévention contre l’IAHP » : la surveillance, la biosécurité et la vaccination des élevages de canards. La campagne de vaccination a débuté le 1er octobre et sera prise en charge à 70 % par l’État en 2025, jusqu’au 30 septembre.

L’élevage normand a été « en lien épidémiologique » avec celui de l’Eure