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Influenza aviaire : encore de nouveaux foyers en élevages

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Des foyers ont été confirmés dans la Meuse et la Somme, portant à onze le nombre de cas en élevages depuis le retour de la maladie à la mi-mai. Les pouvoirs publics évoquent désormais un « risque de persistance endémique du virus ».

Le feu couve toujours. Selon le ministère de l’Agriculture, la France comptabilise neuf foyers d’influenza aviaire en élevages entre le 17 mai – date du retour de la maladie – et le 12 septembre. S’y ajoute un nouveau cas dans un élevage de dindes à Sailly-Flibeaucourt (Somme), entraînant l'abattage des 27 000 dindes présentes, a annoncé le 14 septembre la préfecture de la Somme. Ce nouveau foyer, hautement pathogène, avait été confirmé la veille, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Un cas de grippe aviaire avait déjà été détecté dans un élevage de dindes de la Somme, à Feuillères, en juillet, entraînant l'abattage de quelque 8 000 dindes.

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Autre foyer non compris dans le décompte de la Rue de Varenne : un troisième cas confirmé en Ille-et-Vilaine le 13 septembre. Un cluster pourrait voir le jour à Saint-Onen-la-Chapelle, qui compte trois cas en quelques jours (canards à rôtir, reproducteurs poules et basse-cour). Le 9 septembre, c’est dans la Meuse qu’un foyer avait été confirmé dans un élevage de 70 000 poules pondeuses, à Bislée.

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« Risque de persistance endémique du virus »

Avec 65 cas depuis le 1er août, date du démarrage de la campagne de comptage 2022-2023, la pression ne retombe pas dans la faune sauvage, en particulier dans l’Ouest. La préfecture de Loire-Atlantique a instauré une Zone de contrôle temporaire (ZCT) dans l'ensemble du département, ce qui implique la mise à l'abri de toutes les volailles, a-t-elle annoncé dans un communiqué le 9 septembre. Cette décision fait suite à la confirmation, le 8 septembre, de l'infection d'une aigrette argentée par l'influenza aviaire « à l’intérieur des terres, à Saint Philbert-de-Grand-Lieu ». « En Loire-Atlantique, le littoral a déjà été touché du nord au sud depuis le 19 août 2022 sur une douzaine de communes », rappellent les autorités. Une ZCT existait déjà, qui a « été étendue à tout le département », précise la préfecture, « par mesure de précaution ». « La plus grande vigilance est de mise afin de détecter le plus précocement le virus pour éviter des foyers en élevage », insiste la préfecture.

Le 1er septembre, la Vendée avait pris des mesures similaires après la découverte d'oiseaux sauvages morts de l'influenza. Contrairement aux autres années, l'épizootie a perduré durant l'été 2022. « Cette situation inhabituelle fait craindre un risque de persistance endémique du virus H5N1 HP (hautement pathogène, NDLR) toute l’année sur le territoire », s'inquiète la préfecture de Loire-Atlantique.

Cluster potentiel en Ille-et-Vilaine, avec trois foyers en quelques jours