Alors que l’épizootie d’influenza aviaire a touché de nombreux producteurs d’œufs début 2023, l’UGPVB (groupements de producteurs de Bretagne) a demandé le 26 avril que l’État indemnise la totalité des opérations de nettoyage-désinfection obligatoires dans les élevages foyers. Actuellement, comme le rappelle l’UGPVB dans son communiqué, seule la deuxième opération (dite « ND 2 »), « obligatoirement faite par entreprise externe », est prise en charge. La première opération (« ND 1 ») ne l’est pas, car « considérée par l’État comme une opération " usuelle " entre deux bandes d’animaux ».
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Une interprétation contestée par l’union des groupements, selon qui les techniques utilisées lors des ND 1 sont « beaucoup plus poussées » et engendrent des « surcoûts importants ». L’UGPVB estime ces surcoûts à environ 0,20 € HT par poulette (maillon poussinière) et 0,50 € HT par poule (ponte). Soit environ 43 000 € pour un élevage standard, qui compte en moyenne 86 000 poules (chiffres 2021 de FranceAgriMer). En cage ou volières, le ND1 implique « un lavage intégral des bâtiments (intérieur et extérieur) complété par une désinfection ultra-poussée » (souvent via des entreprises spécialisées), tandis qu’un nettoyage routinier est « le plus souvent fait à sec, par dépoussiérage (soufflage/aspiration) et désinfection ».
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Début 2023, l’influenza a touché 23 élevages dans les Côtes-d’Armor, où sont produits un cinquième des œufs français. Par ailleurs, l’UGPVB demande que les indemnisations économiques pour l’épisode 2022-2023 couvrent 100 % des pertes après la levée des restrictions sanitaires (I2), comme l’année précédente. Au Salon de l‘agriculture, la Rue de Varenne avait annoncé réduire ces indemnisations à 50 % des pertes, « inacceptable » pour l’UGPVB.