Le ministère de l’Agriculture suspecte un « transport commun » entre les deux cas français d’influenza aviaire, en Haute-Corse et dans les Yvelines.
Après un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) détecté en Haute-Corse le 16 novembre, un nouveau foyer « vient d’être confirmé par l’Anses dans une animalerie des Yvelines », a annoncé le ministère de l’Agriculture le 19 novembre. Après analyse, il s’agit du « virus H5N8, identique à celui détecté en Haute-Corse, non transmissible à l’homme », précise le communiqué.
Le ministère annonce qu’une « enquête épidémiologique se poursuit afin d’identifier les liens entre ces deux foyers et l’origine de la contamination ». Comme prévu par les protocoles sanitaires, « tous les oiseaux de l’animalerie des Yvelines ont été euthanasiés » et « des zones de protection et de surveillance ont été mises en place autour du foyer ».
Circuit de transport « assez complexe »
L’enquête menée autour de ces deux cas semble établir un lien à travers un « transport commun » d’animaux, une hypothèse qui reste à confirmer formellement, indique-t-on au ministère de l’Agriculture le 20 novembre. « On ne l’a pas établi de façon certaine, mais il y a un lien probable à travers un transport commun d’oiseaux d’ornement à la fois vers les Yvelines et l’animalerie de Haute-Corse », a déclaré à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation (DGAL) au ministère de l’Agriculture. « C’est notre hypothèse de travail ; les investigations se poursuivent, sachant que c’est un circuit de transport d’oiseaux d’ornement qui est assez complexe, la direction départementale travaille pour identifier des liens », a-t-il indiqué.
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En début de semaine, les services de l’État enquêtaient pour trouver d’autres destinataires éventuels de ce transport, dont l’origine n’est pas encore établie. « On a plusieurs origines possibles qu’on ne peut pas confirmer pour l’instant », a indiqué M. Evain. L’Anses, qui confirme les foyers, a établi de son côté que le type de virus, de souche H5N8, « est le même, en Corse et dans les Yvelines », a ajouté M. Evain.
Au 24 novembre, la plateforme ESA (épidémiosurveillance animale) recensait plus de 360 cas en Europe, en grande majorité sur des oiseaux sauvages. L’épizootie a gagné l’Europe du Sud, avec les premiers cas observés en Croatie et Italie. Vingt cas ont été observés dans des élevages (Allemagne, Suède, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Danemark et Croatie). « De nouveaux cas sur les oiseaux sauvages seront détectés dans les prochains mois », prévient de son côté l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), et « le risque de nouvelles introductions d’IAHP dans les élevages de volailles restera élevé dans les pays déjà affectés ».
Le risque restera élevé, prévient l’Efsa