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Politique Installation : Nicolas Sarkozy « sanctuarise » 350 millions d’euros d’aides

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Nicolas Sarkozy a annoncé le 1er juillet à Brommat (Aveyron) qu’une somme de « 350 millions d’euros » serait « sanctuarisée » dans le budget 2011 pour financer l’installation des jeunes agriculteurs. Il s’exprimait lors d’une table ronde avec plusieurs agriculteurs, dans une exploitation agricole du nord du département. Il a également réaffirmé que pendant sa présidence du G8 et du G20, à partir de novembre et pour une année, il inscrirait à son programme la régulation du prix des matières premières, « notamment les prix des matières premières agricoles ». « Les deux choses incontournables » pour la protection de l’agriculture sont « les prix et l’installation des jeunes », a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy, en visite en Aveyron sur le thème de l’agriculture de montagne, a été confronté, lors d’une table ronde à Brommat, à de jeunes agriculteurs offensifs, à l’heure où le secteur traverse une crise sans précédent. Aux représentants des jeunes agriculteurs du département, qui, tour à tour, lui exposaient leurs difficultés en le pressant d’intervenir, le chef de l’Etat a fait valoir les mesures et les aides déjà prises par son gouvernement. Il a ainsi annoncé que la somme de 350 millions d’euros allaient être « sanctuarisée » dans le budget 2011 pour aider les jeunes agriculteurs à s’installer. L’agriculture est « aussi stratégique que le spatial, l’aéronautique ou les nanotechnologies », a-t-il réaffirmé, précisant : « Les deux choses incontournables » pour la protection de l’agriculture sont « les prix et l’installation des jeunes ».

Echange vif

La partie a néanmoins été rude face à des agriculteurs qui avaient déjà eu l’occasion de lui confier leur désarroi, lors du Salon de l’agriculture en mars dernier. « Si on ne fait rien, on perd 42% des exploitants », a lancé à Nicolas Sarkozy le président des Jeunes agriculteurs de l’Aveyron, Bruno Montourcy. Le président de la FDSEA, Dominique Fayel insiste : « La crise agricole est générale et sans précédent, nous subissons la dégradation continue de nos revenus depuis trois ou quatre ans ». « Une bonne politique est une politique qui met en valeur ses atouts (...) Il faut que l’Europe retrouve un projet agricole », ajoute le responsable syndical. « On redoute le transfert de charges sur les agriculteurs », renchérit Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.

Le prix des matières premières au G 20

Le chef de l’Etat a également réaffirmé que pendant sa présidence du G8 et du G20, à partir de novembre et pour une année, il inscrirait à son programme la régulation du prix des matières premières, « notamment les prix des matières premières agricoles ». « J’essaierai de trouver des alliés chez les Turcs, les Chinois et les Indiens, en leur expliquant que l’intérêt de leurs paysans, c’est d’avoir de la lisibilité. Et il n’y a pas de lisibilité s’il y a de la spéculation qui tient en otage un certain nombre de marchés », a-t-il ajouté, en regrettant qu’aujourd’hui, il n’y ait « pas de marchés » mais « de la spéculation » sur les prix des matières premières agricoles.

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