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Installation : une hausse en trompe-l’œil sur l’année 2021

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En 2021, 13 914 chefs d’exploitation (+11,2 %) se sont installés, a indiqué le 1er décembre la MSA, expliquant cette hausse par un report des installations de 2020 lié au Covid. Une « dynamique baissière » apparaît depuis 2018, laquelle s’est amplifiée en 2020 (-6,7 %) avec la crise sanitaire, selon un communiqué. Les « multiples reports de projets d’installation » sur 2021 entraînent un rebond en trompe-l’œil. Toutes les régions, sauf la Corse (-6,6 %) et le Grand Est (-4,3 %), bénéficient de cette hausse, plus marquée en Normandie (+25,1 %) et Nouvelle-Aquitaine (+20,6 %). Les jeunes (40 ans et moins), qui représentent 70,2 % des nouveaux installés, connaissent un moindre rebond (+10,5 % en 2021) par rapport aux installations tardives ne résultant pas d’un transfert entre époux (+14,8 %). Une féminisation s’opère chez les jeunes installés : oscillant entre 27 % et 31 % pendant quinze ans, son taux a progressé en 2020 à 32 % puis en 2021 à 32,3 %. La pluriactivité gagne du terrain, et concerne 36,3 % des installés (contre 35,8 % en 2020). Dans le même temps, la superficie moyenne par jeune installé recule depuis 2018, pour s’établir à 34 ha en 2021 (34,1 ha l’année précédente). La moitié d’entre eux exploite en moyenne une surface inférieure ou égale à 18 hectares, un quart est à la tête de plus de 51 hectares. Une majorité d’installations est réalisée sous forme sociétaire, avec une proportion stable depuis 2012, entre 54 et 57 %, représentant 54,5 % l’an dernier, d’abord en Gaec (24,4 %) et EARL (17 %).

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Parmi les chefs d’exploitation installés en 2015, 75 % le sont encore en 2021, un taux de maintien particulièrement élevé chez les jeunes (85,2 %). Ceux en élevage bovins-viande se distinguent, avec 92,2 % des jeunes installés de 2015 encore exploitants en 2021. Le taux descend à 83,1 % en viticulture, 73,4 % en maraîchage, floriculture.

Les femmes représentent 32,3 % des jeunes installés