Les agriculteurs de l’Aisne, de la Marne, de l’Oise et des Ardennes déplorent de « lourdes pertes » à la suite d’intempéries « exceptionnelles » dans ces quatre départements, toujours en vigilance orange crues le 22 juillet. Ces derniers jours, les régions Hauts-de-France et Grand-Est ont été confrontées à d’importantes intempéries – pluies, orages violents, grêle – qui ont entraîné des crues et des inondations et fortement touché l’agriculture.
Dans la Marne, où des pluviométries de 150 à 300 mm ont été enregistrées, « des cultures ont été totalement détruites comme le pois ou les lentilles, dévastés », a déclaré à l’AFP Christophe Songy, DG de la FDSEA 51, qui déplore de « lourdes pertes ». « Des pâtures sont devenues inutilisables, et les bêtes obligées de repartir dans des étables. Certaines zones ont du mal à faucher, les moissonneuses-batteuses sont embourbées », selon lui.
Dans les Ardennes, 45 communes ont demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, a indiqué le 21 juillet la préfecture.
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Dans un communiqué le 21 juillet, la FDSEA de l’Oise souligne « la crainte » des agriculteurs avant une nouvelle crue « les deux prochains jours ». « Dans certaines parcelles (en herbe, NDLR) déjà sous l’eau depuis juin, il sera impossible de récolter cette année », déplore-t-elle. L’apiculture est pour sa part confrontée à des « prévisions de rendement catastrophique » : « 70 % en moins ».
Dans l’Aisne, « le bilan provisoire s’établit à 50 000 ha impactés soit 10 % de la surface agricole du département », selon un communiqué de JA, l’Union des syndicats agricoles et la chambre d’agriculture. Sur place le 20 juillet, Julien Denormandie a confirmé l’ouverture d’une cellule de crise gouvernementale, évoquant « un très fort impact » et « des exploitants incroyablement touchés ».