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Dominique Langlois, président de l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, a saisi le 20 juillet, les ministres du Commerce extérieur, Nicole Bricq, de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll ainsi que le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot par courrier, afin de leur demander le redémarrage d’un dispositif d’assurance-crédit destiné à soutenir l’exportation de viande bovine française, en particulier pour des destinations comme la Grèce. Il souhaite que les dispositifs CAP (complément d’assurance crédit) et CAP+ qui avaient été mis en place en octobre 2009 et arrêtés depuis le 1er janvier soient réactivés afin de répondre aux attentes des PME françaises confrontées aux difficultés d’accès à l’assurance crédit pour leurs clients export.
Eviter les distorsions de concurrence
Par delà cette demande technique, l’objectif d’Interbev est « d’interpeller le gouvernement sur le fait que « la Commission européenne a autorisé l’Allemagne depuis le 20 avril 2012 à ouvrir un système de garantie de crédit à l’export de ses viandes bovines, pour toutes ses exportations vers la Grèce ayant des délais de paiement courant jusqu’à deux ans. Les exportateurs allemands peuvent ainsi garantir leurs créances avec leurs clients grecs auprès de spécialistes d’assurance crédit ». Pour Dominique Gallois, président d’Interbev, « cette situation place l’ensemble de la filière devant une distorsion de concurrence totalement insupportable et porte un grave préjudice à notre commerce extérieur ». Il souhaite donc que le gouvernement se mobilise et s’assure que les mesures envisagées par l’Allemagne ne soient en fait des subventions non avouées au secteur bovin de nos voisins. Dominique Langlois « estime légitime de faire cette demande », nous a-t-il précisé. Il pense que cette interrogation est d’autant plus fondée que la France est aujourd’hui le premier pays fournisseur de viande bovine de la Grèce, et souhaite maintenir ses courants commerciaux à un haut niveau et particulièrement pour les carcasses de jeunes bovins finis. Du côté des assureurs, on fait valoir que ces exportations vers la Grèce constituent évidemment un risque commercial très élevé, ce qui justifie une position restrictive dans l’octroi de garanties. Accepter de couvrir, ne serait-ce que partiellement des risques que l’on sait avérés, ne peut aller sans des taux de prime fort élevés. Un tel système de CAP n’est sans doute pas la solution la mieux adaptée, selon eux.
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