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Vin La CCVF détaille ses priorités pour la viticulture et le vin biologique

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En complément des « 30 propositions pour le plan AB 2013-2017 » présentées dernièrement par Coop de France au ministère de l’Agriculture, la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF), a participé à l’élaboration de la partie « viticulture » de ce document, et expose ses recommandations et priorités pour le prochain « plan bio ».

Les « vignerons coopérateurs de France », nom sous lequel se présente la CCVF, ont détaillé en octobre leurs priorités pour la viticulture et le vin biologique, sachant que déjà plus de 150 caves coopératives, soit près d’une cave coopérative sur quatre, sont engagées dans la production de vin biologique. « Le nombre de coopérateurs, d’hectares et de caves engagés dans la viticulture biologique s’accroît fortement chaque année », précise la CCVF dans son plan.
Pour encourager le développement du vin biologique, les « vignerons coopérateurs » soulignent d’abord l’importance de l’enjeu de la maîtrise de l’offre de produits Bio et de leur valorisation. En effet, les surfaces de vignes bio explosent. Elles ont presque triplé en quatre ans, couvrant plus de 60 000 hectares en 2011, soit 7,4 % du vignoble.
La CCVF appelle donc au soutien aux organisations de producteurs, à travers deux mécanismes :
– Une identification précise des vins bio par des codes douaniers, « nécessaire à une analyse affinée et précise du marché et à la mise en place d’outils de prospective ».
– Une aide à l’organisation de l’offre de vins bio en vrac des caves coopératives.
La CCVF s’interroge sur la pertinence de l’interdiction de certains procédés
En outre, la CCVF a identifié plusieurs thèmes concernant la recherche-développement :
– Nécessité de disposer de plants certifiés AB et de pépinières bio ;
– Recherche de moyens alternatifs à l’utilisation du cuivre ;
– Poursuite de la recherche et de l’homologation des cépages résistants ;
– Poursuite des recherches sur les moyens de lutte biologique, notamment contre la flavescence dorée.
De plus, la CCVF estime que sur la réglementation sur la vinification biologique, « certaines questions demeurent » : « On est d’ores et déjà amenés à s’interroger sur la pertinence de l’interdiction de certains procédés physiques issus de la recherche (traitements thermiques, électrodialyse) ». Cela alors même que ces procédés permettent de limiter l’utilisation d’intrants comme le SO2 lors de la vinification. En 2015, lors des premiers travaux de révision du règlement, « les vignerons coopérateurs seront présents pour défendre leurs positions sur tous ces sujets », assure la CCVF.
Enfin, la CCVF considère qu’il est « indispensable aujourd’hui » d’encourager le développement d’une filière bio de valorisation des sous-produits, en vue de la fourniture de moûts concentrés rectifiés et d’alcool vinique bio. Cela pour développer et valoriser les sous-produits bio.

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