La Confédération française des vins IGP alerte les pouvoirs publics pour qu’une solution aux « situations ubuesques » sur la chaptalisation (sucrage des vins) soit trouvée. Dans un courrier adressé au ministre de l’Agriculture le 19 juillet, elle lui demande que « les traitements administratifs différenciés selon les régions » soient « absolument évités cette année ». Depuis la disparition en 2012 des aides à l’enrichissement par moûts concentrés et moûts concentrés rectifiés, les départements du sud peuvent demander l’autorisation de la chaptalisation. Mais, l’an dernier, il est arrivé que des départements ne l’aient pas obtenue. Tel a été le cas de l’Ardèche : l’autorisation préfectorale de chaptaliser n’a pas été donnée. Pour autant, certaines zones de l’Ardèche, IGP comme AOC, rattachées à l’appellation des Côtes du Rhône ont eu le droit de chaptaliser, car l’appellation a historiquement le droit de chaptaliser. « Certaines IGP d’un même département ont été coupées en deux, une zone ayant le droit de chaptaliser, l’autre pas », dénonce la Confédération. Celle-ci pourrait attaquer au Conseil d’État ou à la Cour de Justice de Luxembourg, si les traitements administratifs différenciés se renouvellent, avertit-elle.
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