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Vins La consommation mondiale reste prometteuse

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Grâce aux pays du Nouveau Monde, la reprise de la consommation mondiale de vin s’est poursuivie l’an dernier, contrastant avec la chute des années 90. Les exportations, en hausse de 5,3 %, représentent désormais plus du tiers du marché mondial, indique l’OIV.

La consommation de vin a continué à progresser dans le monde en 2006 et, preuve de la globalisation du secteur, les exportations d’un pays à l’autre ne cessent d’augmenter, selon la dernière étude de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

En 2006, l’estimation moyenne de la consommation de vin dans le monde s’établit à 240,8 millions d’hectolitres, soit une progression de 1,4 % par rapport à l’année précédente alors que celle-ci n’avait été que de 0,1 % en 2005.

La baisse de la consommation mondiale, qui se faisait particulièrement forte jusqu’au milieu des années 1990, semble appartenir au passé grâce aux pays du « Nouveau monde » comme les Etats-Unis, l’Argentine, le Chili, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Et les espoirs de décollage se font jour en Chine et en Inde, les deux pays les plus peuplés de la planète.

Coup d’arrêt en Grande-Bretagne

La consommation a cependant marqué un coup d’arrêt en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves. La France reste le principal pays consommateur (32,8 millions d’hl), soit environ 55 litres par habitant et par an, devant l’Italie (27,3 mhl), les Etats-Unis (25,9 mhl), qui devraient bientôt se hisser au deuxième rang mondial, l’Allemagne (19,4 mhl) et l’Espagne (13,7 mhl).

Pour la production, l’Italie a en revanche continué de devancer d’une courte tête la France en 2006 (52,0 mhl contre 51,7). L’Espagne figure à la troisième place (39,3 mhl) devant les Etats-Unis (19,7 mhl), l’Argentine (15,4 mhl), l’Australie (13,9 mhl), l’Afrique du Sud (9,1 mhl) et l’Allemagne (8,9 mhl).

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En 2006, les exportations se sont élevées à 83,1 mhl, en hausse de 5,3 % par rapport à 2005. Elles représentent désormais plus du tiers de la consommation mondiale, contre à peine 18 % au début des années 80.

L’Europe perd des parts de marché

Ce sont les pays de l’Hémisphère Sud (Argentine, Chili, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande) et les Etats-Unis qui en profitent le plus. Leur part sur le marché mondial ne cesse de grimper et atteint désormais 26% contre 1,6% il y a 25 ans. La part des cinq premiers exportateurs de l’Union européenne (Italie, France, Espagne, Allemagne, Portugal) ne cesse de régresser et est tombée en 2006 à 62,2%, contre près de 80 % il y a 20 ans.

La France a repris à l’Espagne le deuxième rang des volumes exportés (14,7 mhl contre 13,9) derrière l’Italie (17 mhl).

Le superficie du vignoble, hors des 25 pays de l’Union européenne, a encore fortement progressé en 2006 (26 000 hectares), notamment au Brésil et en Nouvelle-Zélande (+20% et +12% respectivement en un an). Par contre, le vignoble européen a encore perdu 31.000 ha, soit un total de 200 000 en six ans. Et c’est sans compter les 400 000 ha que la Commission européenne condamne à l’arrachage d’ici cinq ans dans le cadre de la réforme de l’OCM vin.