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Aviculture La distribution incitée à répercuter les coûts de production des aviculteurs

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La Confédération française de l’aviculture (CFA) demande à la grande distribution de répercuter les coûts de production liés à l’envolée des céréales sur les prix d’achat aux consommateurs. Sur le terrain, elle appelle ses membres à engager une action « pédagogique » sous forme d’information auprès des directeurs de la grande distribution.

Dans une lettre du 17 septembre et datée du 20, adressée également à la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), la Confédération française de l’aviculture (CFA) demande « aux entreprises d’abattage et de transformation » de revaloriser « les rémunérations et les prix à la production » et de répercuter « à leurs acheteurs les évolutions des coûts de production ». De plus, la CFA s’étonne que « par des déclarations à la presse, certains intervenants de la distribution laissent entendre qu’ils n’accepteront pas de hausses de leurs fournisseurs ; certains d’entre eux allant jusqu’à contester la réalité même de l’évolution des coûts de production des produits. » Elle rappelle les difficultés que rencontrent aujourd’hui les aviculteurs et les cuniculiculteurs : coûts de production élevés, augmentation des charges (gaz, bien-être animal, environnement…), frais de renouvellement des bâtiments. Les membres de la CFA précisent qu’ils « n’ont aucunement l’intention de faire remonter artificiellement les prix et d’avoir des pratiques anticoncurrentielles ». La contractualisation « entre producteurs, transformateurs et distributeurs » semblerait, selon eux, une solution opportune afin « de mieux faire face à de fortes variations des prix ».

Lancement d’une action syndicale « pédagogique »
Cet appel lancé en début de semaine n’a visiblement eu aucun effet puisqu’un communiqué du 23 septembre fait part de l’échec de réunions de concertation entre producteurs et grande distribution. La CFA « demande donc à ses sections avicoles départementales et régionales de rencontrer le plus rapidement possible les responsables des différentes enseignes de leur région pour les informer de la situation des producteurs. Parallèlement et simultanément, les producteurs exigent de leurs entreprises une revalorisation des rémunérations et des prix production. » Pour Christian Marinov, directeur de la CFA, la hausse du prix de l’aliment représente un surcoût de production de 30% pour les producteurs et de 15 à 20% pour les abatteurs. « La grande distribution dit ne pas croire à une hausse des prix car elle pense que les fabricants d’aliments se sont bien couverts et que les prix des matières premières vont chuter fin septembre », explique-t-il. Seules deux grandes marques de la distribution freinent les négociations probablement pour « refaire leur marge ou faire face à des investissements dans des pays étrangers », continue-t-il. « Nous soutenons les abatteurs », ajoute-t-il, mais ils sont priés de ne pas oublier les producteurs si jamais la grande distribution acceptait ces hausses de prix d’achat. Pour le moment, les actions syndicales des semaines à venir ont un but pédagogique, afin d’expliquer la situation de manière « dépassionnée ».

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