A l’occasion des Etats généraux de l’alcool, ouverts le 5 décembre à Paris, la FNSEA a dénoncé une « campagne insidieuse », alors que la Fédération française des producteurs de spiritueux s’est mise en avant dans la lutte contre une consommation excessive. Deux discours très différents.
S’il faut combattre l’alcoolisme, il ne faut pas pour autant s’attaquer à toute consommation d’alcool, affirme la FNSEA dans un communiqué diffusé à l’occasion des États généraux de l’alcool. La Fédération dénonce « une campagne insidieuse stipulant que toute consommation d’alcool est mauvaise ». La FNSEA « se bat depuis longtemps pour une viticulture dynamique et des produits de qualité. Le terroir n’est pas à brader et le vin n’est pas un danger, c’est l’excès qui pose problème », rappelle le syndicat. De son côté, l’association Entreprise et Prévention qui regroupe des industriels de l’alcool, a affirmé qu’ils souhaitaient « participer activement aux actions prioritaires du ministre de la Santé ». La Fédération française des spiritueux (FFS) « confirme le rôle des producteurs dans ce dialogue » notamment en faisant connaître les repères de consommation fixés par l’OMS (3 verres par jour pour un homme, 2 verres pour une femme). Les sujets évoqués à l’occasion de ces États généraux ont concerné la réduction de la consommation par les jeunes. Le ministre de la Santé a déclaré à cette occasion « nécessaire de faire appliquer de manière stricte l’interdiction pour les alcooliers de sponsoriser les soirées étudiantes » et de « faire respecter l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs ». Il s’est également prononcé pour un renforcement du repérage précoce des consommations à risque et a aussi souhaité que des « formations spécifiques sur l’alcool » soient proposées aux médecins du travail.
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