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Prospective La forêt cherche des solutions au réchauffement climatique

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Pour faire face au changement climatique, les acteurs de la forêt française ont créé un réseau mixte technologique qui a été officiellement lancé le 13 mars à Paris. Les gestionnaires de la forêt, qui travaillent sur des cycles très longs, ont exprimé leur besoin de mieux connaître les conséquences du réchauffement climatique pour adapter leur stratégie.

Lors de cette journée, les acteurs de la forêt française – propriétaires et gestionnaires privés et publics surtout – ont manifesté leur volonté de disposer de plus d’informations sur les nombreuses conséquences du réchauffement climatique, qu’il s’agisse des tempêtes, de la sécheresse, de l’excès de pluie en hiver, des espèces invasives, des maladies et ravageurs des arbres. Si le dépérissement des forêts n’est pas un phénomène nouveau, il a tendance à s’accroître avec le développement de maladies sur certaines espèces. Les chênes, par exemple, sont atteints par l’oîdium ou l’encre.

« Le maintien du chêne sessile coûte très cher, jusqu’où pourrons-nous aller ? », s’est interrogé un intervenant.

Les acteurs de la forêt attendent beaucoup du nouveau réseau : un point enrichi sur les ressources hydriques, la production de cartes climatiques régionales, l’évaluation des risques d’incendie, une meilleure protection et conservation des ressources génétiques, des informations quant au travail à entreprendre pour adapter les essences au climat …

Prédire les impacts du réchauffement climatique

Ils ont besoin de réponses à des questions de fond telles que : où continuer à planter de la forêt, comment prendre des décisions pour gérer et renouveler la forêt, quels choix d’essences pour les décennies à venir, faut-il produire sur des cycles plus courts… ?

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La diversité génétique est une des réponses aux besoins d’essences nouvelles et notamment les ressources des arboretums méditerrannéens qui conservent des essences adaptées aux climats plus chauds.

« Il faut prédire les impacts du changement climatique et essayer de réduire l’incertitude. Il faut également prévoir une gestion de l’incertitude », a souligné un chercheur.

La France n’est pas le seul pays concerné. Tous les pays d’Europe et ceux d’Amérique du Nord travaillent sur ce sujet, ont expliqué les organisateurs. La plupart d’entre eux n’ont pas de plan d’adaptation au changement climatique. Et il n’existe pas de méthode universelle d’adaptation car la solution doit tenir compte des aspects environnementaux, sociaux et économiques de chaque région.