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Entente La France trouve un accord de coopération sanitaire avec la Chine

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Le ministre de l’Agriculture a signé le 25 avril un programme de coopération sanitaire avec le ministre chinois de l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine (AQSIQ). Une mesure qui vise à réduire les barrières sanitaires au commerce entre les deux pays.

Dans le cadre de la visite de François Hollande en Chine, Stéphane Le Foll et Zhi Shuping, le ministre chinois de l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine (AQSIQ), ont signé le 25 avril « un programme de coopération » dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Cet accord est « déterminant pour favoriser la croissance des exportations françaises en Chine », indique le ministère dans un communiqué. Il permet « de renforcer le dialogue » et « réduire les barrières sanitaires au commerce », notamment dans le domaine des produits à base de viande de porc (charcuterie). Une mission d’experts chinois devrait venir sur ce volet, en France, « très prochainement », à l’invitation de la partie française. Le texte ouvre, par ailleurs, les discussions techniques pour l’exportation de viande bovine, rendues aujourd’hui impossibles. Les deux parties se sont en effet engagées, sur ce point, à respecter les normes internationales de l’OIE (organisation mondiale de la santé animale).

Un intérêt pour la poudre de lait et la génétique porcine

Enfin, deux accords entre opérateurs privés ont été signés en présence des deux chefs d’Etat, français et chinois, concernant la production de poudre de lait et le développement de la génétique porcine. D’autres ententes devaient être trouvées le 26 avril, prévient le ministère de l’Agriculture.
Parmi les chefs d’entreprise, au côté du gouvernement, Christian Pees, président de la coopérative Euralis ou encore Guy Dartois, président du groupe industriel coopératif porcin Cooperl, étaient du voyage. Une visite loin d’être du goût du Modef, qui, dans un communiqué daté du 22 avril, accuse Euralis « d’ouvrir la voie à la délocalisation » : la coopérative a annoncé son intention de construire en Chine une usine d’abattage et de transformation de canards gras d’une capacité de 500 000 têtes dans un premier temps puis 1 million d’ici trois ans. Le Modef dénonce « la stratégie des grands groupes coopératifs qui passe par pertes et profits l’intérêt des coopérateurs », alors que « les éleveurs français viennent de subir une baisse des prix et une réduction des volumes à produire ».

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