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Thierry Gluszak, directeur associé de Cocorette « La logistique exige désormais beaucoup plus de synergies »

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Les deux frères Jérôme et Thierry Gluszack ont finalement réussi à imposer l’œuf fermier label rouge ainsi que l’œuf bio à la suite des combats juridiques acharnés. Le 10 novembre 2010, le Conseil d’Etat reconnaissait enfin le bien-fondé des arguments des deux dirigeants de Cocorette. À un moment où le bien-être animal éveille plus que jamais les consciences, ceux qui auront mis 14 ans à obtenir leur label rouge, travaillent désormais à une production d’œufs responsables avec l’appui du cabinet parisien Convis et la collaboration de CIWF France. Un projet qui engage fortement la responsabilité sociétale de cette PME. Comme nombre d’entre elles, ils plaident aujourd’hui pour une simplification de la législation et s’attaquent à la réduction de leurs coûts logistiques.

AgraAlimentation : Comment traversez-vous cette période d’incertitudes économiques ?
Ou plutôt, comment allons-nous la traverser ? Nous sommes sur un marché évolutif et dynamique avec une consommation augmentant de 2 à 3% chaque année. Par contre, la hausse des matières premières commence à nous toucher fortement.
Ce sont autant d’éléments qui vont compliquer les négociations qui s’ouvrent dès maintenant avec la grande distribution et qui devraient s’achever fin décembre. Pour qu’elles réussissent, il faut que chacun prenne bien conscience de l’environnement dans lequel il travaille.
 
Qu’attendez-vous des pouvoirs publics ?
Le plus important pour nous serait d’avoir une constance dans les réglementations sociales, sanitaires et fiscales. Bien sûr qu’il faut des règles et des cadres juridiques précis… mais il faudrait tendre vers plus de simplifications qui puissent nous permettre d’analyser un document dans les meilleurs délais.
Quand il faut signer un contrat avec un client, ce sont une vingtaine de pages qu’il faut déchiffrer ! La plupart du temps, nous sommes donc contraints à faire appel à des prestataires extérieurs !
 
Pouvez-vous améliorer encore votre productivité de façon à diminuer vos charges fixes ?
Nos clients de la grande distribution recherchent actuellement « une alternative à la cage ». Nous sommes en train d’étudier la possibilité de leur fournir des œufs à leur marque correspondant à l’attente des consommateurs.
Mais la plus grosse réflexion que nous ayons à mener actuellement concerne la logistique. Nous réfléchissons à des synergies possibles avec d’autres entreprises régionales pour le ramassage de nos œufs. Elle va bien au delà d’une simple mutualisation puisque nous réfléchissons à externaliser cette fonction en l’ouvrant notamment à d’autres opérateurs de l’Arrageois.
 
Quels sont les leviers de croissance qui peuvent vous permettre d’assurer le développement de votre entreprise ?
La stratégie de notre PME a toujours été de se projeter en avant. C’est la raison pour laquelle nous étudions aujourd’hui l’élargissement de notre gamme de produits. Dès la mi-octobre, nous commercialiserons pour la première fois nos œufs cuits vapeur dans la GMS. En proposant à nos clients ce nouveau produit, qui fut autrefois incontournable sur les zincs des bistrots, nous ne quittons pas notre univers.
Par contre, notre volonté est de diversifier notre clientèle constituée quasi exclusivement d’enseignes de la GMS. Avec ce nouveau produit, nous voulons nous intéresser aux marchés des bouchers, des cafés restaurants ainsi que des drives ... voire du catering.

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