Le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin a annoncé que des réflexions étaient en cours sur le sort qui sera réservé aux cultures spécialisées (betteraves, pommes de terre...) dans le contrat socle de la future assurance « coup dur », qui doit être commercialisée fin 2015. L'hypothèse d'un cinquième contrat, en plus de l'arboriculture, la viticulture, des grandes cultures et des prairies, est sur la table.
Le contrat socle de la nouvelle assurance coup dur, qui sera commercialisée fin 2015, et qui est jusqu'ici présenté en quatre déclinaisons (grandes cultures, arboriculture, viticulture, prairies), pourrait en compter une cinquième, celle des « grandes cultures spécialisées » (betteraves, pomme de terre, légume de conserve), a-t-on appris lors du congrès de la FNSEA à Saint-Etienne, le 25 mars. Il ne s'agit pour l'instant que d'une proposition faite à la FNSEA par les associations spécialisées. Dans le dispositif actuel, les cultures spécialisées sont inclues dans le contrat socle « grandes cultures », mais les professionnels de ces filières proposent de créer, pour elles, un dispositif spécifique. La question se pose depuis que la FNSEA a décidé, en janvier dernier, d'opter pour une politique d'assurance par « blocs » : un polyculteur, qui souhaite souscrire au contrat socle « grandes cultures », doit assurer toutes les « grandes cultures » de son exploitation, ses surfaces de blé et ses surfaces de betteraves. Le but est d'augmenter les surfaces assurées et de pérenniser le dispositif. Mais le contrat socle « grandes cultures » serait peu adapté aux spécificités des cultures spécialisées, notamment par le niveau de capital assuré, trop faible, estiment les professionnels. D'où l'idée de proposer un contrat socle dédié, un cinquième bloc « grandes cultures spécialisées ».
L’AGPB pas opposée à un cinquième bloc
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Durant le congrès de la FNSEA, le 25 mars, le président de l’AGPB (producteurs de blé), Philippe Pinta a expliqué qu’il n’y était pas opposé. « Je pense que cela pourrait augmenter le volumes d’assurés », estime-t-il. Le vice-président et chargé du dossier à la FNSEA, Joël Limouzin s’est dit ouvert à la discussion : « Attention à ne pas créer une dizaine de blocs », a-t-il néanmoins prévenu. Il souhaite, qu’avant « de réfléchir à créer un nouveau bloc », des réflexions soient menées « pour remettre de la souplesse dans le dispositif actuel grandes cultures, sur le capital assuré par exemple ».
Au cours d’une table ronde intitulée « sécurisation des exploitations », le 25 mars au congrès de la FNSEA, Patrick Bénézit, membre du bureau de la Fédération nationale bovine (FNB) a demandé une « expertise partagée », sur l’indice qui servira à déclencher et calculer les indemnités de la future assurance « prairies », qui doit être dévoilée avant le début de la campagne 2016. « L’Institut de l’élevage peut participer », propose l’éleveur. Il a rappelé que pour la FNB, la franchise de 30% était trop élevée, mais reconnu que « le fonds de calamité ne suffit plus »