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La Plateforme pour une autre Pac cible cinq industriels « profiteurs » des aides

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Inspirées par les « Gafam », terme qui désigne par leurs initiales les géants du numérique (Google, Amazon Facebook, Apple, Microsoft), une trentaine d’associations environnementales (FNE, WWF…) et de syndicats agricoles minoritaires (Confédération paysanne, Fnab…) ont inventé le terme « Basta », pour cibler les industriels Bigard, Avril, Savéol, Tereos et Agrial. Ces cinq entreprises « profitent » des aides de la Politique agricole commune (Pac), au détriment des agriculteurs et de l’environnement, estiment ces organisations réunies au sein de la Plateforme pour une autre Pac. Comment ? Soit ils sont directement bénéficiaires de certaines aides spécifiques (programmes opérationnels, Posei), soit ils « captent de la valeur » au détriment des producteurs en payant trop peu leurs denrées, estime le collectif.

À chaque entreprise, un travers de la Pac. Bigard est ciblé comme un « archétype » de la « captation de valeur », Avril comme celui de « l’agrandissement » des exploitations agricoles et des cultures énergétiques, Saveol d’une « agriculture polluante », Tereos de la « perte de biodiversité et de la dépendance à l’agrochimie », et Agrial de « la surproduction à des fins d’exportation ». La campagne de communication se veut donc « percutante », assument les organisateurs. L’objectif annoncé de la campagne est de peser sur les négociations en cours du Plan stratégique national (PSN), la déclinaison française de la future politique agricole commune (Pac). Le coup d’envoi officiel sera donné ce vendredi, avec une première grande réunion au ministère de l’Agriculture.

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Quatre sur cinq sont issus du monde coopératif, mais ce n’est pas volontaire, assure la Plateforme. Les groupes ont été sélectionnés pour « illustrer un modèle », non pas « les paysans qui sont derrière », précise Clotilde Bato, trésorière du collectif.

Bigard, Avril, Savéol, Tereos et Agrial, les cinq « Basta »