Dans une note circonstanciée adressée aux administrations françaises et européennes, la FNSEA, décrit l’essentiel de ses positions en matière de politique de développement rural élaborée par l’Europe. La centrale syndicale craint notamment que le deuxième pilier ne devienne « un fonds fourre-tout s’éloignant de sa spécificité originelle qui est d’être avant tout agricole ».
La FNSEA évoque en particulier le financement du programme Natura 2000, son enveloppe, « qui n’a pas fait l’objet d’un calibrage rationnel », risquant d’être excessive et ne plus laisser de marge de manœuvre pour les priorités agricoles. Celles-ci doivent concerner notamment la formation des agriculteurs, la modernisation des exploitations, le soutien à l’agriculture dans les zones difficiles, l’aide à l’installation et les mesures agri-environnementales. Quant à Natura 2000, cette action devrait faire l’objet d’un fonds spécifique. De plus, les engagements demandés aux agriculteurs doivent être en relation avec le budget que l’Union sera en mesure de dégager.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour les zones rurales fragiles
D’une manière générale, la FNSEA considère que l’Union européenne doit laisser la plus grande latitude dans le choix et les modalités de mise en œuvre des mesures de développement rural. Celui-ci répond à des contingences qui sont en effet très spécifiques aux pays et aux régions concernées. Enfin, selon la fédération, la politique régionale européenne doit continuer à bénéficier en priorité aux zones rurales les plus fragiles et ses financements doivent pouvoir adopter des formats de petite taille pour coller aux besoins des collectivités et acteurs ruraux. C’est, en quelque sorte, pour le syndicat, une réponse à la volonté de la Commission de ne plus zoner les actions structurelles et de les réserver à des actions plus importantes dans les nouveaux pays membres.