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UE/Vins doux La profession obtient un meilleur accès au marché chinois

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À la suite de pressions concertées de la Commission européenne, de l’industrie du vin et des Etats membres de l’UE, la Chine a modifié sa législation pour permettre un niveau maximum plus élevé de dioxyde de soufre pour les vins doux et vins de fruits. A la grande satisfaction des exportateurs et de l’industrie du vin de l’Union européenne.

« Les entreprises européennes vinicoles constatent avec satisfaction que la stratégie “accès au marché”, mise en place par la Commission européenne, est payante et qu’elle permet d’obtenir des améliorations pour les exportations de vins européens ». Visiblement encouragée par la récente décision des autorités chinoises de modifier leur législation en matière de teneur en sulfites dans les vins doux, l’industrie du vin de l’UE se félicite des résultats positifs du partenariat permanent entre la Commission européenne, les Etats membres et les représentants des secteurs du vin européen suite aux pressions exercées sur la République populaire. L’industrie européenne et plusieurs États membres ont à plusieurs reprises pointé du doigt les problèmes concernant l’exportation de vins blancs doux à la Chine, au motif que la limite maximale de dioxyde de soufre (sulfites) a été fixée par Beijing à 250 mg/l, une teneur beaucoup plus faible que celle autorisée dans l’Union européenne ou par le Codex Alimentarius (de 260 à 400 mg/l). Les modifications de la législation chinoise en matière de limites maximales de sulfites dans les vins doux sont désormais matérialisées par leur publication dans le Bulletin n°1 de 2010 du ministère de la Santé, qui établit de nouveaux niveaux autorisés pour 20 types d’additifs alimentaires, dont le dioxyde de soufre. Le niveau maximum modifié a été fixé à 400 mg/l de dioxyde de soufre pour les vins doux et produits de vin de fruits, ce qui, se réjouit l’industrie européenne du vin, « est pleinement conforme aux normes internationales du Codex Alimentarius, aux règles de l’Office international de la vigne et à la législation de l’UE ». Le secrétaire général du Comité européen des entreprises de vins (Ceev), José Ramon Fernandez, nous explique que « cela démontre tout l’intérêt de la stratégie accès au marché introduite par la Commission, une stratégie qui permet de prévenir l’émergence des barrières aux exportations européennes, d’identifier les obstacles au commerce existants et de déterminer des stratégies d’action pour les faire disparaître ». Il est utile de rappeler que ce n’est pourtant, que depuis 2005, que la législation de l’UE a imposé la mention « Contient des sulfites » à partir de 10 mg/l de dioxyde de soufre résiduel. Comme cela a provoqué quelques mouvements d’humeur à l’époque, des limites maximales ont été fixées: 160mg/l pour les vins rouges, 210 mg/litre pour les vins blancs et 260 à 400mg par litre pour les vins doux, de type Sauternes. En pratique, pour les vins rouges, qui restent les plus consommés, on tournerait autour des 40mg/l.

Une question soulevée dans plusieurs forums
La Commission européenne, en étroite coopération avec la délégation de l’UE en Chine et les États membres de l’UE, a soulevé cette question plusieurs fois, à la fois aux niveaux bilatéral et multilatéral avec les responsables chinois affirmant que les niveaux exigés par la législation chinoise étaient « injustifiés, inutilement restrictifs et non conformes aux standards internationaux ». Ces préoccupations ont été transmises à la Chine au niveau bilatéral, par exemple au sein du « Groupe de travail sur les boissons alcoolisées », où les experts de l’UE se sont appliqué à fournir à la Chine des informations sur les exigences de l’UE et sur les normes internationales. L’UE a également soulevé cette question à plusieurs reprises dans le cadre du comité de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce et du comité sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, invitant la Chine à aligner sa législation sur les normes internationales. La Commission européenne estime qu’étant donné la croissance importante ces dernières années des exportations de vins vers la Chine et l’évolution des goûts des consommateurs chinois, l’ouverture de ce marché de niche des vins doux devrait faire augmenter de manière significative le niveau des exportations sur la Chine, un marché qui a pesé environ 200 millions d’euros tous vins confondus en 2009.

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