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La start-up Le Papondu adapte sa stratégie à la demande

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Une omelette réalisée à partir d'œufs végétaux Le Papondu Crédits : © Le Papondu

Le Papondu, spécialiste de l'œuf végétal battu cherche des fonds pour augmenter son volume de production et répondre ainsi à la demande. Outre un développement prévu dans la restauration collective, la start-up compte commercialiser ses produits auprès du grand public dès 2025.

Spécialiste de l’œuf végétal battu, fabriqué à partir de farine de féverole, Le Papondu revoit sa politique de développement pour s’adapter à la demande de ses clients. « Nous cherchons à lever 300 000 euros d’ici fin septembre pour augmenter notre volume de production, afin de répondre à la demande et d’atteindre notre objectif de vente en GMS en 2025 », explique ainsi Sheryline Thavisouk, cofondatrice de cette start-up avec Philippine Soulères, toutes deux ingénieurs en biologie. Ces dernières ont mis au point une recette d’œuf végétal avec une courte liste d’ingrédients, composée de farine de féverole, d’huile colza, d'une fibre végétale, d'extraits de carotte et de potiron et d'arômes naturels.

Pour obtenir ce financement, les fondatrices sont en cours de discussion avec des business angels essentiellement, mais aussi quelques fonds d’investissement. Jusqu’à maintenant, Le Papondu a financé son développement grâce à du financement non dilutif (prix de concours, subventions, campagne de financement participatif et emprunts).

La société compte se doter d’« une deuxième ligne de production en interne, tout en prévoyant de sous-traiter si besoin. Au total, la production pourrait atteindre environ 400 kilos par jour », précise Sheryline Thavisouk, contre une capacité actuellement de 70 kilos d’œuf battu par jour. Des tests sont en cours avec des industriels pour trouver des solutions. 

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Des débouchés dans la restauration collective

Depuis avril 2022, la société commercialise son Papondu battu, sous forme de poche de 500 g (équivalent à environ 10 œufs battus) auprès de « 3 grossistes, contre 1 seul au début, qui fournissent les restaurants végans, des hôtels de luxe et des épicerie spécialisées. Nous visons maintenant la restauration collective, notamment les cantines scolaires, afin de répondre aux problèmes d’allergènes et d’offrir des solutions pour les menus végétariens ». La loi Climat et Résilience d’août 2021 est venue conforter le menu végétarien imposé dans la restauration collective par la loi Egalim de 2019, passant d’une option hebdomadaire à l’option végan quotidienne dans les menus. Un marché offrant un très fort potentiel quand on sait qu’une cuisine centrale produit entre 6000 et 20 000 repas/jour selon les villes et que l’œuf est utilisé dans un très grand nombre de recettes aussi bien salées que sucrées. « Dans un département comme le 93, on compte 7 cuisines centrales distribuant des repas à destination des cantines scolaires », confie la cofondatrice.

En augmentant ses volumes, la start-up compte aussi réduire ses prix. « Notre objectif est de faire en sorte en que les prix de notre produit végétal soit compétitif avec ceux de l’œuf », souligne la cofondatrice. La société vise un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros en 2025, « date à laquelle nos produits seront disponibles auprès du grand public, via la GMS ».